Ouverture des permanences à Cran tous les jours du lundi au vendredi de 9 heures à 16 heures




Dans un long entretien accordé aux Echos en date du 30 mars 2012, François Chérèque fait le point sur la stratégie de la CFDT dans le contexte de la présidentielle.

Vous rencontrez ce vendredi Jean-Luc Mélenchon, après avoir vu François Bayrou, François Hollande et Eva Joly. Quid de Nicolas Sarkozy ?

Je n’ai pas de réponse. J’ai demandé à rencontrer tous les candidats issus de partis de gouvernement, afin d’exprimer les priorités de notre syndicat dans une démarche normale de dialogue, mais le chef de l’Etat ne m’a pas proposé de rendez-vous, contrairement à 2007. On ne m’a pas donné d’explication.

J’avais souhaité que ces rencontres se tiennent avant le début du mois d’avril afin de ne pas interférer avec la fin de la campagne électorale. Mais peut-être cette interview va-t-elle accélérer les choses…

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Depuis le 1er juillet, la borne des 60 ans a disparu.
À raison de quatre mois par année, la loi prévoit le recul de l'âge minimal de départ à la retraite à 62 ans d'ici à 2016.
Cette mesure emblématique de la réforme s'accompagne d'autres changements majeurs. Tour d'horizon des nouvelles dispositions liées à la loi promulguée le 10 novembre 2010.


Huit mois après le vote de la loi portant réforme des retraites — particulièrement contestée, tant par la population que les organisations syndicales —, les salariés sont percutés concrètement par ladite réforme. Depuis le 1er juillet dernier, la borne des 6o ans a bel et bien disparu pour la très grande majorité des salariés. La génération née entre le 1er juillet et le 31 décembre 1951 est ainsi la première à être touchée. Elle doit aujourd’hui attendre quatre mois supplémentaires afin de faire valoir ses droits à la retraite. La loi prévoit une transition rapide et brutale (voir le tableau ci-contre), vers de nouvelles bornes d’âge : 62 ans (possibilité de prendre sa retraite) et 67 ans (annulation de la décote pour les salariés qui n’ont pas réuni tous leurs trimestres).

Pour sa part, le principe de la surcote n’a pas été modifié. Cette majoration de la pension de retraite de base — dont bénéficient les assurés qui continuent de travailler au-delà de l’âge légal de la retraite et au-delà de la durée d’assurance nécessaire pour une retraite à taux plein — reste fixée à 5 % de pension en sus par année supplémentaire travaillée.

Parallèlement au décalage des bornes d’âges, des mesures complémentaires ont été votées, qui vont, elles aussi, avoir progressivement des conséquences sur les droits à la retraite des salariés. Outre le nouveau dispositif de retraite anticipée pour pénibilité (lire l’article ci-contre), plusieurs points cruciaux de la réforme sont à garder en mémoire dans l’optique de bien comprendre la nature des changements.

Exceptions au recul de l’âge de départ sans décote à 67 ans

Certaines catégories de salariés pourront bénéficier du maintien de l’âge du taux plein à 65 ans.

  • Les salariés handicapés, des parents d’enfants handicapés bénéficiant d’un trimestre au titre de la majoration de durée d’assurance pour enfant handicapé, des personnes ayant interrompu leur activité professionnelle en raison de leur qualité d’aidant familial.
  • Les personnes nées entre 1951 et 1955 ayant eu ou élevé trois enfants et interrompu ou réduit leur activité professionnelle afin de se consacrer à l’éducation d’un enfant pourront faire valoir leur droit à la retraite à 65 ans à taux plein, à condition d’avoir interrompu leur activité au moins un an après la naissance d’un des enfants. L’âge d’ouverture du droit à l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées, ex-minimum vieillesse) est maintenu à 65 ans.
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Pour la douzième année, la CFDT va à la rencontre des saisonniers pour les informer sur leurs droits. Une occasion de mieux connaître leurs réalités et de valoriser les résultats obtenus dans les négociations.


Éviter que les droits des travailleurs saisonniers ne prennent leurs quartiers d’été pendant que la majorité des salariés sont en congés. Tel sera, comme chaque année, l’objectif phare de la tournée du bus des saisonniers. Pour sa douzième édition, celle-ci prend un tour plus revendicatif. Car en dépit des avancées obtenues au fil des ans grâce à l’implication des militants CFDT (maisons des saisonniers, lieux d’hébergement, sensibilisation des employeurs), de gros points noirs subsistent. « Le travail au noir, les heures supplémentaires non payées ou non comptabilisées, avec parfois des carnets d’heures pré-remplis, et le logement restent les trois sujets prégnants », indique le secrétaire national Hervé Garnier. Un constat confirmé par le baromètre triennal de la Joc (Jeunesse ouvrière chrétienne) : l’été 2010, 16% des 732 jeunes interrogés étaient sans contrat de travail, 20% ont fait des heures supplémentaires non rémunérées ni récupérées, 18% n’ont pas eu de jour de repos hebdomadaire.

Cette année encore, donc, des centaines de militants CFDT se mobilisent, jusqu’au 31 août, au gré de 38 étapes dans seize régions, pour « aller à la rencontre des saisonniers de l’hôtellerie, du tourisme, de l’agriculture, mais aussi de tous les secteurs professionnels qui concourent à ce que l’été se passe bien pour tout ceux qui bénéficient de congés ». La CFDT renseignera et conseillera les saisonniers dans les lieux touristiques, les festivals (Vieilles Charrues, festival du Bout du monde, Avignon, etc.), les stations thermales, les zones viticoles et fruitières, dans le cadre de permanences ou les maisons des saisonniers.

 

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Premiers résultats de l'enquête de la CFDT Cadres


La CFDT cadres a piloté de mai à septembre, avec la collaboration de l’Uffa, une enquête auprès des cadres et des personnels exerçant des missions d’encadrement dans la Fonction publique : État, Territoriale et Hospitalière. Une initiative qui entre en résonnance avec notre Résolution fédéra­le… Les résultats présentés ici dressent un premier état des lieux.

Le but de l’enquête de la CFDT Cadres (un questionnaire en ligne), était de l’impact des réorganisations, restructurations et/ou fusions sur le management, le contenu du métier et son évolution, les relations professionnelles, la perception de l’avenir.
Cette action prend toute sa place dans l’application de la Résolution du congrès de la CFDT santé sociaux de mai 2009 et la thématique des identités professionnelles qu’elle y a développé.

 

Une grande majorité des réponses proviennent de la FPH
Bien que la Fédération ait souhaité étendre l’enquête à tout son champ d’action (public, associatif, lucratif et libéral), ce sont essentiellement les agents de la Fonction publique hospitalière (95 %), exerçant dans un établissement sanitaire (78 %) qui ont répondu. La moitié sont des soignants, 37 % des cadres administratifs, 7 % des cadres techniques et 6 % des cadres éducatifs. 60 des répondants travaillent dans des établissements de plus de 1 000 salariés. Une première lecture montre que 40 des cadres ont en charge des équipes de plus de 50 personnes. Par contre, les cadres « experts » sont minoritaires (8 %).
Quatre domaines ont été explorés : le travail, l’environnement de travail, le management et la réforme.
La grande majorité des répondants dit avoir reçu les formations nécessaires pour assumer ses fonctions d’encadrement, mais cela s’explique par la forte proportion de cadres soignants qui a répondu et ne met pas en lumière le défaut de formation décrit par ailleurs, sur les autres filières, administrative et technique notamment.

Formation et environnement de travail Cependant, pour les personnes interrogées, même quand la formation existe, son contenu doit s’adapter aux évolutions du métier et être plus conséquente en termes de gestion du personnel et de management. L’apprentissage se fait « sur le tas » ou est complété par un Master en management, qui n’est ni reconnu, ni valorisé.

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Tous dans l’action le mercredi 4 mai de 12h30 à 14h !


Mercredi 4 mai, Monsieur Morin, Directeur de l’Agence Régionale de Santé vient aux Hôpitaux du Léman.
Il vient en fait constater que le Plan de Retour à l’Equilibre budgétaire qu’il a ordonné est bien appliqué scrupuleusement.
Les organisations syndicales de l’établissement ont demandé à le rencontrer pour lui faire part de l’opposition résolue des personnels à ce plan social supprimant 45 postes et créant une profonde dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers.

Cette rencontre est programmée à 13h. Un préavis de grève d’une heure est déposé pour la période du mardi 3 mai à 21h au jeudi 5 mai à 7h.

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Conseil du 3 décembre 2010


Le Syndicat a souhaité prolongé la journée organisée par l’URI du 1er avril 2010 sur les risques psycho-sociaux.
La santé au travail repose sur deux éléments fondamentaux qui, par leur absence ou leur dégradation, expliquent l’apparition des risques psycho-sociaux :

  • La capacité à intervenir sur nos propres situations de travail (le pouvoir d’agir)
  • Les vertus protectrices du collectif de travail, de l’entreprise, de l’institution (le soutien social)

Jean Pierre Laurenson, Secrétaire Régional chargé de ce dossier et Jean Paul Grosset Janin, médecin du travail, militant CFDT, ont animés les débats.

A partir de définitions, d’outils syndicaux, de film, de témoignages d’établissements, de salariés, des échanges riches ont eu lieu.

Le salarié au cœur de nos préoccupations
L’action syndicale CFDT repose sur :
Le vécu des personnes au travail. La dimension collective doit être recherchée pour amoindrir les facteurs individuels que nos managers ont tendances à brandir.

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Les Hôpitaux du Léman connaissent une situation de crise qui ne doit laisser personne indifférent. La Direction annonce la mise en place d'un "Plan de Retour à l'Equilibre (PRE)" de 3 millions d'euros. Ce plan social déguisé menace 45 postes et ce, dès cette année.


La direction nous explique que notre établissement connait en 2010 un déficit « précisément » de 500 000 à 900 000€ et qu’il sera de 3M€ à partir de 2011. Il faudrait donc se serrer la ceinture et réduire les effectifs.

Pourtant ce n’est pas le “fonctionnement ” qui coute cher mais l’absence de soutien de l’Etat dans les investissements indispensables pour l’hôpital public chablaisien. Ainsi, et contrairement au promesses de l’Agence Régionale de Santé (ARS), le nouveau bâtiment en construction est entièrement autofinancé par les HDL.
A cela s’ajoute des ascenseurs en panne à changer d’urgence, les problèmes de câblage électrique, des mises aux normes d’équipements ordonnées par l’Etat, un changement obligatoire de l’hélistation…

Et c’est au personnel de payer le plus gros de la note.
45 postes de supprimés c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail du personnel qui cumule déjà des heures sup, des rappels sur congés, des impossibilités de prendre 15 CA d’affilés durant l’été… et par conséquent une diminution inquiétante de la qualité des soins et de la prise en charge des usagers.
Les conditions de travail se dégradent aux HDL ? Ce n’est pas une vue de l’esprit mais une des premières constatations de notre enquête auprès des soignants. On peut être sûr qu’en supprimant des postes, cette situation se dégradera, et la fuite des professionnels s’amplifiera. Où seront les gains d’activité lorsque l’absence de personnel conduira à la fermeture de services. L’exemple du retard de l’ouverture des lits supplémentaires au Court Séjour Gériatrique, faute de personnel suffisant, se multipliera.

Très rassurant devant les caméras de télévision, notre Directeur affirme que les 45 postes ne sont pas supprimés, seulement gelés pendant 3 ans, le temps de retrouver une situation financière meilleure. Pourtant les documents présentés au CTE disent clairement « que les engagements qui seront pris doivent être pérennes ». Une contradiction qui nous interroge : est ce qu’on s’attend à une situation de pire en pire malgré les plans d’économie ?
Ou ce P.R.E. n’est qu’un prétexte ?
La méthode est bien rodée et ne répond qu’à la logique financière imposée par nos parlementaires et nos ministres : Il faut réduire les dépenses, tant pis pour le reste. Imposé par l’Agence Régionale de Santé, ce Plan de Retour à l’Equilibre aura au moins l’avantage de montrer que notre direction, pour avoir une bonne note, obéit à l’ARS. C’est certainement une raison de l’empressement de l’établissement à répondre aux manquements des tutelles.

Même Marc Francina, Député-Maire, qui vote toutes les baisses de crédits des hôpitaux publics à l’assemblée nationale est d’accord avec nous. Il a promis d’être dans les rues de Thonon samedi 12 février et pèsera de toute son influence pour débloquer des fonds supplémentaires. Faute de justice et de solidarité nationale, l’heure de l’aumône arrive.

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Rassemblements devant les préfectures, distributions de tracts, rencontres avec les députés ... À deux mois de l'examen à l’assemblée du projet de loi sur les retraites et de la journée d'action du 7 septembre, la CFDT se mobilise pour faire connaitre ses propositions.


« Cette réforme est injuste, brutale pour les personnes qui doivent prendre leur retraite dans les prochaines années et extrêmement inquiétante pour la génération qui arrive aujourd’hui sur le marché du travail. » Pour Jean-Louis Ma1ys, secrétaire national en charge des retraites, le projet concocté par le gouvernement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux posés par la question des retraites dans notre pays. « C’est une réforme comptable à courte vue qui ne règle rien, pire qui accentue les inégalités entre les salariés, rappelle-t-il. Il est donc impératif de continuer à peser face à un gouvernement qui reste jusqu’à présent sourd aux revendications des organisations syndicales. »
Pour se faire entendre, la CFDT a décidé de multiplier les initiatives au cours de l’été afin que le débat sur les retraites continue à se poursuivre malgré la torpeur estivale. Le 13 juillet dernier, le jour où le texte a été examiné en Conseil des ministres, des actions devant les préfectures ont ainsi été organisées dans toute la France en intersyndicale (1). Dans la plupart des régions, les militants ont opté pour des rassemblements festifs à l’heure du déjeuner ou en fin de journée. Une « sardinade » à Marseille, une « bitume party » à Saint Brieuc, un pique-nique à Évreux ou bien encore une « Garden party » à Strasbourg, l’objectif n’est pas tant de rassembler un nombre très important de salariés que d’occuper le terrain de montrer que les organisations syndicales restent mobilisées et comptent bien peser de tout leur poids dans les discussions à venir.

L’inter syndical reste mobilisé. Au niveau national, l’inter syndical a également réaffirmé son opposition à cette réforme « injuste et inacceptable» en adressant une déclaration commune au gouvernement le 7juillet dernier. « Nous devons poursuivre notre mobilisation auprès des citoyens et des responsables politiques avant que ne débute l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale le 7 septembre prochain », explique Jean-Louis Ma1ys. « Nous construisons ainsi progressivement un rapport de forces qui nous permettra de peser à la rentrée. » Au-delà des actions menées en intersyndicale, les militants vont également rencontrer pendant tout l’été leurs députés et leurs sénateurs afin de leur exposer le point de vue de l’organisation sur cette réforme, mais aussi pour leur expliquer le projet alternatif défendu par la CFDT. « Nous nous battons sur deux fronts à la fois », explique Jean-Louis Ma1ys. « Nous dénonçons les injustices et les manques du projet gouvernemental en essayant d’obtenir des avancées sur la pénibilité, les carrières longues ou bien encore les poly pensionnés tout en appelant à une véritable réforme de fond.»
Pour mener à bien cette stratégie, la Confédération a conçu plusieurs outils. Tout d’abord un tract grand public. Imprimé à 600 000 exemplaires, il sera diffusé massivement pendant ces deux mois et bien entendu à la rentrée. De manière claire et synthétique, il montre pourquoi cette réforme est injuste tout en présentant les grands axes de la réforme alternative défendue par la CFDT. Enfin, il appelle tous les salariés à se mobiliser le 7 septembre prochain. Un tract « spécial jeunes » a été réalisé et sera diffusé, notamment via la tournée du bus des saisonniers. Un document de six pages est également à la disposition des militants (Vous pourrez le télécharger ici). Il détaille les différents problèmes posés par le projet gouvernenta1 et explique de manière plus approfondie la réforme alternative souhaitée par la CFDT. Enfin, une adresse aux parlementaires a été rédigée pour les militants qui vont rencontrer leurs députés ou leurs sénateurs.
« Les limites du projet gouvernemental montrent de manière évidente que la question des retraites ne peut être traitée d’une manière comptable, insiste Jean-Louis Ma1ys.1l s’agit d’un enjeu de société qui nécessite une approche globale. Comment peut-on vouloir boucler le financement du système sans prendre en compte des questions aussi essentielles que la situation professionnelle des femmes, la précarité grandissante du salariat, la faiblesse du taux d’emploi des seniors, la pénibilité de certains emplois ou bien encore la persistance d’un chômage très élevé depuis plusieurs décennies dans notre pays. En axant sa réforme uniquement sur la réduction des déficits à échéance 2018, le gouvernement fait l’impasse sur l’essentiel. »
Jérôme Citron




Thème créé par Ulric SAÏZ