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LES DERNIERES NOUVELLES DE « CORNELIUS FUDGE »


Les organisations syndicales ont demandé à rencontrer le ministre de la santé qui vient le 22 février aux Hôpitaux du Léman. Elles ont toute légitimité à cette démarche alors que notre établissement connaît une pression constante et voit les conditions de travail se dégrader sur bien des points.
Parce que cette visite ne peut nous laisser indifférents, nous appelons le personnel à participer à l’inauguration du nouveau bâtiment par un rassemblement dès 17h30.

Un accueil digne d’un ministre d’Etat.

Nous venons d’apprendre qu’une entrevue entre les syndicats et un conseiller du ministre serait autorisée mais que le rassemblement du personnel devait être éloignée de la « cérémonie ».
Que redoute tant notre ministre ?

Que la fête soit gâchée ?
Qu’il entende les nombreux collègues qui ne veulent plus voir se multiplier les heures supplémentaires sans pouvoir les récupérer ? Ou attendre un hypothétique excédent financier

pour espérer un payement différé ?
Que les rythmes de travail qui s’accélèrent, le poids de plus en plus lourd de la paperasserie empêche les professionnels d’être auprès des patients ?
Que les manques constants d’effectifs font peser des désorganisations continuelles sur les collègues encore en état de travailler ?
Que l’arbre Suisse ne peut plus cacher la forêt du manque de reconnaissance humaine et financière des agents dévoués au service public ?
Que l’absence d’évolution salariale additionnée aux modifications incessantes des horaires, des missions pousse toujours trop d’entre nous vers d’autres horizons ?

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DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Faites une heure de grève


Les annonces tonitruantes de nos élus locaux, largement reprises par la presse, annonçaient que tous nos problèmes étaient réglés. Pour en savoir plus, les organisations syndicales ont rencontré, à leur demande, Monsieur le Directeur par intérim à long terme.

Loin de partager l’optimisme des maires de Thonon et d’Evian, la direction nous a confirmés que l’équivalent de 45 suppressions de postes (Equivalent temps plein) était exigé par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Une fois de plus, on nous dit qu’il n’y aura pas de licenciements….mais moins d’effectifs, moins d’intérimaires, moins de recours aux contractuels, moins de remplacements de départs en retraite. Et finalement moins de temps pour les patients, leur famille, moins d’encadrement pour les étudiants… La logique des chiffres prime sur la qualité du service public.

Et toujours pas de comptes précis, mais des projections à géométrie variable. Hier, on nous disait que c’était l’investissement qui creusait le déficit, mais cela remettait trop en cause les manquements de l’Etat à ses engagements. Aujourd’hui on nous affirme que c’est le budget de fonctionnement qui coûte trop. Il vaut mieux incriminer le coût en personnel et donc dégraisser le Mammouth.

Alors la solution de l’ARS est de nous offrir un cours de performance par l’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP). Voilà de quoi nous inquiéter. Les objectifs de cette agence sont de faire plus avec moins de moyens. Allons-nous vers une réorganisation à la « France Télécom » ?

Et le loup sort du bois et nous donne raison. Dans les objectifs à moyen terme, il n’est pas question que les 3 établissements du nord de la Haute-Savoie aient des tailles trop différentes. Les Hôpitaux du Léman sont trop grands. Il s’agit bien de réduire l’influence des HDL pour que la future Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) uniformise les moyens de ces établissements. A terme il est pressenti une direction unique, des fusions et collaborations multiples.. Le prétexte budgétaire ouvre la porte aux restructurations, quitte à mettre les professionnels en difficulté et remettre en cause la qualité de la prise en charge des usagers. (Lire la suite…)


Les Hôpitaux du Léman connaissent une situation de crise qui ne doit laisser personne indifférent. La Direction annonce la mise en place d'un "Plan de Retour à l'Equilibre (PRE)" de 3 millions d'euros. Ce plan social déguisé menace 45 postes et ce, dès cette année.


La direction nous explique que notre établissement connait en 2010 un déficit « précisément » de 500 000 à 900 000€ et qu’il sera de 3M€ à partir de 2011. Il faudrait donc se serrer la ceinture et réduire les effectifs.

Pourtant ce n’est pas le “fonctionnement ” qui coute cher mais l’absence de soutien de l’Etat dans les investissements indispensables pour l’hôpital public chablaisien. Ainsi, et contrairement au promesses de l’Agence Régionale de Santé (ARS), le nouveau bâtiment en construction est entièrement autofinancé par les HDL.
A cela s’ajoute des ascenseurs en panne à changer d’urgence, les problèmes de câblage électrique, des mises aux normes d’équipements ordonnées par l’Etat, un changement obligatoire de l’hélistation…

Et c’est au personnel de payer le plus gros de la note.
45 postes de supprimés c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail du personnel qui cumule déjà des heures sup, des rappels sur congés, des impossibilités de prendre 15 CA d’affilés durant l’été… et par conséquent une diminution inquiétante de la qualité des soins et de la prise en charge des usagers.
Les conditions de travail se dégradent aux HDL ? Ce n’est pas une vue de l’esprit mais une des premières constatations de notre enquête auprès des soignants. On peut être sûr qu’en supprimant des postes, cette situation se dégradera, et la fuite des professionnels s’amplifiera. Où seront les gains d’activité lorsque l’absence de personnel conduira à la fermeture de services. L’exemple du retard de l’ouverture des lits supplémentaires au Court Séjour Gériatrique, faute de personnel suffisant, se multipliera.

Très rassurant devant les caméras de télévision, notre Directeur affirme que les 45 postes ne sont pas supprimés, seulement gelés pendant 3 ans, le temps de retrouver une situation financière meilleure. Pourtant les documents présentés au CTE disent clairement « que les engagements qui seront pris doivent être pérennes ». Une contradiction qui nous interroge : est ce qu’on s’attend à une situation de pire en pire malgré les plans d’économie ?
Ou ce P.R.E. n’est qu’un prétexte ?
La méthode est bien rodée et ne répond qu’à la logique financière imposée par nos parlementaires et nos ministres : Il faut réduire les dépenses, tant pis pour le reste. Imposé par l’Agence Régionale de Santé, ce Plan de Retour à l’Equilibre aura au moins l’avantage de montrer que notre direction, pour avoir une bonne note, obéit à l’ARS. C’est certainement une raison de l’empressement de l’établissement à répondre aux manquements des tutelles.

Même Marc Francina, Député-Maire, qui vote toutes les baisses de crédits des hôpitaux publics à l’assemblée nationale est d’accord avec nous. Il a promis d’être dans les rues de Thonon samedi 12 février et pèsera de toute son influence pour débloquer des fonds supplémentaires. Faute de justice et de solidarité nationale, l’heure de l’aumône arrive.

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Thème créé par Ulric SAÏZ