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Après dix ans de négociations, la CFDT santé sociaux a signé, le 21 mai 2010, la convention collective de la branche aide à domicile suite au vote positif du Conseil fédéral extraordinaire du 17 mars 2010. Elle vient d'entrer en application.


Le texte de la convention collective de l’Aide à domicile a été agréé par l’arrêté du 3 octobre 2011 paru au Journal Officielle 12 octobre 2011.
L’arrêté du 23 décembre 2011 portant extension de la convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile et de ses avenants est paru au J. O. n° 301 du 29 décembre 2011 pour une application dès le 1″ janvier 2012.
Cette convention collective de branche est l’aboutissement de nombreuses années de négociations. La méthode utilisée consistait à conclure des accords de branches étendus (organisation du travail, ARTT, classifications et rémunérations, formation professionnelle, valeur du point, indemnités kilométriques, modulations du temps de travail…) qui, au fil du temps, ont restreint le contenu des quatre conventions collectives initiales de cette branche.+La CCBMAD signée en mai 2010 reprenait l’ensemble de ces accords de branche déjà négociés en y ajoutant des garanties collectives manquantes pour finaliser le texte complet.
Lors de la finalisation du texte, les partenaires sociaux s’étaient entendus pour que la convention collective de branche ne soit pas une compilation, un empilement des garanties collectives des conventions collectives existantes, mais bien une harmonisation de celles-ci pour les 300 000 salariés couverts par une CCB étendue.
Pour information, les quatre CCN couvrent 220 000 salariés.

Une revendication qui aboutit
Pour la CFDT santé sociaux, c’est la mise en œuvre aussi de la Résolution du Congrès de Brest en mai 2011 dans l’Aide à domicile:  « 11.3.4. La CFDT santé-sociaux s’engage à poursuivre la construction des branches professionnelles, niveau qui permet, entre autres, que les garanties collectives s’appliquent à l’ensemble des salariés par des accords étendus. Nous devons renforcer la négociation de branche qui, aujourd’hui, est l’avenir des garanties collectives pour tels les salariés. »
Aujourd’hui, d’autres enjeux, cette fois économiques, ont guidé l’ensemble des partenaires sociaux dans la finalisation de cette convention de branche :

  • retrouver par l’extension l’opposabilité vis-à-vis des financeurs et des employeurs dans un contexte de remise en cause constante délabrement des conventions collectives ;
  • renforcer le poids de la branche Aide à domicile et sa taille pour peser dans les décisions des pouvoirs publics (en termes d’emploi et d’activités) ;
  • obtenir la reconnaissance et la pérennisation d’un secteur social et médico-social à but non-lucratif en concurrence avec le secteur marchand.

 

Depuis l’automne 2011, les interrogations, les craintes, les incompréhensions fusent. Rappelons que la négociation a été partagée avec l’ensemble des équipes CFDT de l’Aide à domicile à coup d’envoi de tableaux récapitulatifs permettant aux militants de faire remonter leurs commentaires et revendications au fil des commissions paritaires, de l’organisation d’une tournée des régions fin 2010 pour présenter le nouveau texte, de déplacements réguliers de la Fédération dans les rencontres régionales UPR ou dans les SD.

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A la demande des organisations syndicales, un CHSCT et CTE extra ordinaire ont eu lieu ce jeudi 10 mars. Nous n’espérions pas de révélations fracassantes. Nous n’avons pas été déçus. Quelques précisions nous ont quand même été apportées.


L’ambiance générale se dégrade :
Nous avons évoqué les sentiments de découragements et d’incompréhensions qui se développent dans trop de services. Ce manque de considération a été renforcé ces derniers temps par des actes qualifiés d’inadmissibles par Mr le Directeur. A chaque incident de ce genre, les personnes victimes doivent remplir une feuille d’événement indésirable. Le silence sur ces agissements doit cesser. Espérons que ces déclarations ne restent pas lettre morte.
En parlant de lettre, nous avons rappelé que des équipes ont adressé des courriers pour signaler la dégradation des conditions de travail et l’insatisfaction dans l’exercice de leur métier. De nombreux efforts sont demandés sans la reconnaissance légitime que l’on pourrait attendre. L’équipe de nuit n’a toujours pas eu de réponse à sa lettre d’octobre 2011.
Les collègues du pôle mère-enfant ont eu plus de chance, ils ont obtenu rapidement une réponse écrite et une rencontre avec Mr Richir. Le Directeur nous a assuré que sa réaction rapide n’avait pas de lien avec le fait que l’ARS était informée de la démarche du personnel, mais causée par la gravité des faits relatés.

Le déficit n’est pas uniquement financier. Il est dans le manque de communication. Il est dans la place donnée aux agents des HDL avant les prises de décisions impactant directement leurs activités et leurs conditions de travail. Une preuve de plus : la médecine du travail constate de son coté une augmentation des troubles liés aux Risques Psycho-Sociaux.

Une des réponses à venir est l’entrée de représentants du personnel dans les débats des pôles. L’objectif vise une meilleure articulation entre les pôles et leur management, la direction et les instances représentatives. Souhaitons que chacun trouve et prenne sa place dans ce projet.

Quelques rappels techniques :
Une fois de plus la CFDT demande que chaque agent bénéficie de 3 semaines de congés annuels l’été. La Direction affirme qu’aucune consigne n’a été donnée pour qu’il en soit autrement, mise à part la nécessaire continuité des soins. La période d’été va du 15 juin au 15 septembre. Il n’est pas trop tard pour que chaque agent qui le souhaite bénéficie de ces 3 semaines. La DRH et la Direction des Soins se sont dites disponibles à revoir chaque situation particulière.

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Les Hôpitaux du Léman connaissent une situation de crise qui ne doit laisser personne indifférent. La Direction annonce la mise en place d'un "Plan de Retour à l'Equilibre (PRE)" de 3 millions d'euros. Ce plan social déguisé menace 45 postes et ce, dès cette année.


La direction nous explique que notre établissement connait en 2010 un déficit « précisément » de 500 000 à 900 000€ et qu’il sera de 3M€ à partir de 2011. Il faudrait donc se serrer la ceinture et réduire les effectifs.

Pourtant ce n’est pas le “fonctionnement ” qui coute cher mais l’absence de soutien de l’Etat dans les investissements indispensables pour l’hôpital public chablaisien. Ainsi, et contrairement au promesses de l’Agence Régionale de Santé (ARS), le nouveau bâtiment en construction est entièrement autofinancé par les HDL.
A cela s’ajoute des ascenseurs en panne à changer d’urgence, les problèmes de câblage électrique, des mises aux normes d’équipements ordonnées par l’Etat, un changement obligatoire de l’hélistation…

Et c’est au personnel de payer le plus gros de la note.
45 postes de supprimés c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail du personnel qui cumule déjà des heures sup, des rappels sur congés, des impossibilités de prendre 15 CA d’affilés durant l’été… et par conséquent une diminution inquiétante de la qualité des soins et de la prise en charge des usagers.
Les conditions de travail se dégradent aux HDL ? Ce n’est pas une vue de l’esprit mais une des premières constatations de notre enquête auprès des soignants. On peut être sûr qu’en supprimant des postes, cette situation se dégradera, et la fuite des professionnels s’amplifiera. Où seront les gains d’activité lorsque l’absence de personnel conduira à la fermeture de services. L’exemple du retard de l’ouverture des lits supplémentaires au Court Séjour Gériatrique, faute de personnel suffisant, se multipliera.

Très rassurant devant les caméras de télévision, notre Directeur affirme que les 45 postes ne sont pas supprimés, seulement gelés pendant 3 ans, le temps de retrouver une situation financière meilleure. Pourtant les documents présentés au CTE disent clairement « que les engagements qui seront pris doivent être pérennes ». Une contradiction qui nous interroge : est ce qu’on s’attend à une situation de pire en pire malgré les plans d’économie ?
Ou ce P.R.E. n’est qu’un prétexte ?
La méthode est bien rodée et ne répond qu’à la logique financière imposée par nos parlementaires et nos ministres : Il faut réduire les dépenses, tant pis pour le reste. Imposé par l’Agence Régionale de Santé, ce Plan de Retour à l’Equilibre aura au moins l’avantage de montrer que notre direction, pour avoir une bonne note, obéit à l’ARS. C’est certainement une raison de l’empressement de l’établissement à répondre aux manquements des tutelles.

Même Marc Francina, Député-Maire, qui vote toutes les baisses de crédits des hôpitaux publics à l’assemblée nationale est d’accord avec nous. Il a promis d’être dans les rues de Thonon samedi 12 février et pèsera de toute son influence pour débloquer des fonds supplémentaires. Faute de justice et de solidarité nationale, l’heure de l’aumône arrive.

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Thème créé par Ulric SAÏZ