Ouverture des permanences à Cran tous les jours du lundi au vendredi de 9 heures à 16 heures


C’est avec un grand étonnement et une vive inquiétude que nous avons pris connaissance de votre lettre aux infirmiers de notre établissement en date du 20 juin 2011 donnée avec les fiches de paye.


M Serge Bernard
Directeur Général du CHRA

C’est avec un grand étonnement et une vive inquiétude que nous avons pris connaissance de votre lettre aux infirmiers de notre établissement en date du 20 juin 2011 donnée avec les fiches de paye.

Un grand étonnement car vous ne pouvez pas ignorer que notre tutelle, M Morin Directeur de l’ARS, alerté par l’organisation syndicale CFDT pour un comportement voisin d’un directeur de la région avait qualifié ce comportement d’incitation d’inscription à l’ordre infirmier d’excès de zèle, et qu’il a été largement communiqué sur ce sujet notamment sur le défaut de décret d’application sur cette obligation.

Une vive inquiétude, car vous pointez que l’assurance que vous avez contracté ne couvrirait pas les IDE qui ne serait pas inscrit à cet ordre alors que, notre tutelle à par ailleurs reconnu qu’actuellement ce ne peut être strictement une obligation. Nous vous rappelons que vous avez obligation d’agir en droit et que vous avez obligation d’accorder votre protection au fonctionnaire à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère d’une faute personnelle.

Les fonctionnaires bénéficient, à l’occasion de leurs fonctions, d’une protection organisée par la collectivité publique dont ils dépendent,  En conséquence il nous apparaît impératif et urgent que vous fassiez modifier notre police d’assurance, voire changer de prestataire pour que tous nos agents soient couverts sans obligation ni causes abusives.

(Lire la suite…)


devrait être facultative selon Xavier Bertrand


Le 29 juin 2011, Xavier Bertrand a adressé une lettre à la présidente de l’ordre infirmier dans laquelle il l’invite à « envisager de maintenir le caractère obligatoire de l’affiliation, (mais) laquelle serait, pour les salariés, de nature automatique, avec cotisation facultative ».

Pour le ministre, le rôle des employeurs pourraient être davantage pris en compte : « les infirmiers salariés bénéficient déjà d’une vérification de leurs titres par leur employeur, ils exercent sous l’autorité et la responsabilité de celui-ci, et sont soumis aux règles disciplinaires de ce même employeur ». Les règles d’affiliation concernant les infirmiers libéraux restent inchangées.
Pour la CFDT santé sociaux, le contenu de cette lettre est le signe que le mécontentement et les difficultés rencontrées par les infirmiers sont enfin entendus. Pour autant, jusqu’où cette sollicitation du ministre est-elle opposable à l’ordre ? La proposition de Xavier Bertrand est donc à considérer comme une nouvelle étape dans un processus que la CFDT santé sociaux souhaite ferme et
rapide.

(Lire la suite…)


Faute de participation active des organisations syndicales à la démarche, la responsabilité sociale et environnementale peut s'apparenter à du « greenwashing ». Une responsabilité, donc, mais aussi une opportunité pour le syndicalisme CFDT.


Pour la Fédération chimie-énergie CFDT, la responsabilité sociale des entreprises est un enjeu de congrès ». indique Jean-François Renucci, secrétaire général de la fédération, dont la résolution de Clermont-Ferrand, en 2008, appelle, « du local à l’international, [à] anticiper et agir partout ».
L’accord de responsabilité sociale et environnementale reconduit à la mi-février par le groupe chimique Rhodia – dont le PDG, Jean-Pierre Gamadieu, est par ailleurs chargé du développement durable au Medef, en pointe pour limiter les engagements du Grenelle de l’environnement sur le reporting extra financier des entreprises- s’inscrit dans cette logique. Signé en 2005 entre Rhodia et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et renouvelé en 2008, il vient d’être reconduit pour cinq ans.

Au-delà des entreprises, un défi syndical. Une véritable opportunité pour un groupe qui emploie 14000 salariés sur soixante cinq sites répartis dans vingt-cinq pays, estime Jacques Kheliff, directeur du développement durable chez Rhodia: «Le développement durable, ce n’est pas la fin de l’industrie, mais l’occasion d’un renouveau. L’industrie a un rôle clé à jouer afin de développer des solutions nouvelles pour ses salariés comme pour ses clients. Cela suppose de sortir des postures et â engager un véritable dia, logue avec tous les acteurs sur l’ensemble des défis qui nous sont posés. »

Une opportunité syndicale aussi?
C’est la conviction de Kemal Özkan, de l’ICEM: «Au lieu d’avoir des engagements de papier, les indicateurs inscrits à l’accord permettent une mise en œuvre concrète jusqu’à la périphérie des entreprises. Mais cela suppose la participation active des organisations syndicales nationales. » Chez Rhodia, la FCE-CFDT – qui fait 32 % aux élections professionnelles, derrière la CGT (36 %) mais devant la CFE-CGC (18 %) – a été le «promoteur de l’émergence de cet accord mondial», indique son secrétaire général, Jean-François Renucci.
Elle participe à sa mise en œuvre, en particulier par l’implication du secrétaire CFDT du CEE (comité d’entreprise européen), Maurice Tritsch, qui représente la zone Europe au sein du Global Safety Panel. Dans le cadre de cette instance, des visites de site sont effectuées régulièrement en vue de vérifier la mise en œuvre’ de la politique de sécurité du groupe à travers le monde.

Un petit pas pour les uns, un vrais plus pour d’autres. Sur le terrain, militants et salariés perçoivent-ils l’intérêt de la RSE? «Cet accord est un point d’appui dans notre action syndicale, estime Maurice Tiitsch. Certes, il est peu connu des salariés dans son détail. Mais il doit servir au CHSCT, au comité d’entreprise, aux délégués du personnel à mobiliser les directions locales et la hiérarchie sur ces questions de RSE Le rappel à ces engagements doit se faire au jour le jour dans la négociation. » Il en vade la solidarité entre salariés, plaide Jean-François Renucci : « Pour les salariés d’un groupe de dimension internationale, c’est la garantie que chacun a accès à un socle de droits en matière de protection sociale, d’accès à la formation, de protection face aux risques, etc. Alors, certes, pour les salariés en France, cela peut paraître un petit pas, mais cest un véritable plus pour leurs collègues à l’autre bout du monde. »
En ce sens, une telle démarche constitue une forme de garantie contre « la tentation du dumping social » qui concerne de ce fait « plus ou moins directement le quotidien des salariés », estime Christophe Quarez, délégué fédéral chargé de l’international à la FCE-CFDT.
Et il en va de la responsabilité syndicale elle-même: « De multiples sous-traitants se greffent sur la chaîne de valeur des grands groupes multinationaux qui entrent dans notre champ professionnel. La RSE est donc le moyen d’avoir une influence positive sur la vie au travail de très nombreux salariés. Pour nous, syndicalistes, elle représente l’opportunité de toucher des salariés qui n’ont pas forcément de représentants du personnel, même s’il reste difficile de le valoriser directement auprès deux. »

(Lire la suite…)





Thème créé par Ulric SAÏZ