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Catégorie C : pour une refonte des grilles de rémunération Lors de la présentation de l’agenda social aux organisations syndicales représentatives le jeudi  5 janvier 2012, l’UFFA-CFDT (Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés – Etat, Territoriale, Hospitalière) a interpellé le Ministre de la Fonction publique pour l’ouverture d’une négociation sur les grilles de catégorie C au niveau des trois fonctions publiques (Etat, Territoriale, hospitalière).

Le Ministre a répondu que les échéances électorales ne lui permettaient pas d’engager actuellement un chantier sur le sujet même s’il était conscient de la problématique.

Pourtant, la CFDT santé sociaux demande depuis plusieurs mois l’ouverture de cette négociation. Il est impératif que les grilles de rémunération évoluent et soient réévaluées. Le tassement de ces grilles est inacceptable.

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Les premières propositions gouvernementales pour améliorer la situation des agents contractuels dans la fonction publique sont extrêmement décevantes.


La déception est à la hauteur des attentes. Lorsque les organisations syndicales ont reçu, le 30 décembre dernier, le document d’orientation du gouvernement censé préparer la négociation à venir sur les contractuels de la fonction publique, elles n’ont pu que constater, une nouvelle fois, la frilosité de l’État en la matière. « Il n’y a pas d’avancées notables, résume Mylène Jacquot, secrétaire générale adjointe de l’Uffa CFDT. Pire, certaines propositions pourraient faire augmenter le nombre d’agents en situation de précarité. »

Des questions qui restent sans réponses.
Loin de prendre à bras-le-corps la problématique des contractuels dans son ensemble, le gouvernement se contente de quelques annonces sans grande portée. Ainsi, il souhaite faciliter la titularisation des contractuels en CDI – qui sont très peu nombreux et n’ont souvent pas intérêt, financièrement parlant, à devenir fonctionnaires, mais ne dit rien à propos des agents en COD. La règle des six ans (lire encadré d-dessous) n’est absolument pas remise en cause.
Le document reste également muet quant à la question des indemnités de fin de contrat pour les agents en CDD ou sur les mesures qu’il faudrait mettre en place pour pouvoir les aider à rebondir professionnellement. « Le document pointe certaines dérives de la part des employeurs publics, mais au lieu de les inciter à respecter la réglementation, il préconise d’adapter cette dernière, souligne Mylène. Il propose, par exemple, de faciliter l’embauche de contractuels en COD de trois ans pour des emplois de catégories B et c alors que c’est aujourd’hui interdit! »

Une négociation qui s’annonce très difficile.
En matière de garantie collective, le texte, une nouvelle fois, se révèle peu convaincant. Au chapitre de la rémunération des agents, le gouvernement privilégie l’approche individuelle fondée sur la performance de chaque agent – prenant ainsi le contre-pied des préconisations des organisations syndicales. « De manière globale, on peut dire que le gouvernement n’a pas tenu compte dans ce document des propositions que nous avions faites lors des groupes de travail qui ont eu lieu l’année dernière », insiste My1ène Jacquot.

La faiblesse des propositions gouvernementales laisse craindre une négociation particulièrement difficile dans les mois à venir. « Nous rencontrons prochainement le ministre de la Fonction publique, conclut Mylène. Nous devrions avoir une idée plus précise du contenu de cette négociation et des marges de manœuvre des organisations syndicales. »


OPÉRATION DE VISIBILITÉ ET APPUI POUR CRÉER UNE DYNAMIQUE POUR NÉGOCIER L’ÉGALITE PROFESSIONNELLE DANS LES ENTREPRISES


Le contexte
La loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a prévu, à l’instar du dispositif pour l’emploi des seniors, que les entreprises qui n’auraient pas, au 1er janvier 2012, négocié un accord d’égalité professionnelle, ou mis en place un plan d’action visant à supprimer ces inégalités, seraient sanctionnées financièrement.
La CFDT, bien que très critique à l’égard de ce dispositif, et toujours dans l’attente des décrets d’application qui permettront d’en clarifier les contours encore flous, doit utiliser la date butoir du 1er janvier 2012 comme un levier pour ouvrir les négociations dans les entreprises.
C’est aussi la période d’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires dans lesquelles l’égalité professionnelle doit être un temps fort. Il y a en effet obligation à «définir et à programmer les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ».
Les négociateurs doivent, dans tous les thèmes abordés, « prendre en compte l’objectif d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » selon une démarche intégrée que nous défendons.

LA NÉGOCIATION DE L’EGALITE PROFESSIONNELLE DANS LES ENTREPRISES APRÈS LA LOI SUR LES RETRAITES.
Pièce jointe à la circulaire aux organisations sur « la Journée internationale de la femme le 8 mars 2011 »

1 – La législation relative à l’égalité professionnelle avant la loi portant réforme des retraites.
    a. Les entreprises de 300 salariés et plus ont l’obligation d’élaborer un Rapport de Situation Comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes.Le « RSC» comporte une analyse, pour chacune des catégories professionnelles, de la situation «en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail, de rémunération effective et d’articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale». «Il est établi à partir d’indicateurs pertinents, reposant notamment sur des éléments chiffrés». «Il recense les mesures prises au cours de l’année, les objectifs prévus pour l’année à venir et la définition qualitative et quantitative des actions à mener à ce titre » ainsi que l’évaluation de leur coût. Lorsque des actions prévues n’ont pas été réalisées, « le rapport de l’année écoulée donne les motifs de cette inexécution».Pour les entreprises de moins de 300 salariés, les éléments de situation comparée doivent être intégrés dans le rapport annuel remis au Comité d’Entreprise.
    b. Annuellement, les entreprises doivent négocier les objectifs d’égalité professionnelle ainsi que les mesures permettant de les atteindre.
    Cette négociation n’est plus que tous les trois ans lorsqu’un accord est signé.
    Elle porte sur les conditions d’accès à l’emploi, à la formation et à la promotion professionnelle, les conditions de travail et d’emploi et en particulier celles des salariés à temps partiel, et l’articulation entre la vie professionnelle et les responsabilités familiales. Elle s’appuie sur le « RSC».
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Thème créé par Ulric SAÏZ