Ouverture des permanences à Cran tous les jours du lundi au vendredi de 9 heures à 16 heures




Les professionnels de l’hôpital ont répondu nombreux à l’enquête CFDT santé sociaux sur les conditions de travail. À la question, comment envisagez vous votre avenir professionnel : 27% souhaitent bénéficier d’une promotion professionnelle, 20 % ont envie de changer de service et 16% envisagent de se reconvertiret de changer de métier. Le manque de reconnaissance et le mal-être au travail sont très ouvertement dénoncés par les professionnels. L’intensification du travail nécessite une adaptation constante. Pour la CFDT santé sociaux, la formation des agents participe à l’amélioration desconditions de travail.

La CFDT santé sociaux dénonce

La CFDT santé sociaux dénonce les difficultés croissantes deprise en charge des études promotionnelles dans les établissements. Par manque de financement, l’accès aux préparations des concours d’entrée en écoles professionnelles est refusé à de nombreux agents, bien qu’ils aient été reçus aux concours. Cela est d’autant plus préjudiciable que la pénurie de professionnels, en particulier infirmiers, est deplus en plus prégnante dans certaines régions. Cette situation est renforcée par les difficultés financières des établissements qui utilisent la formation comme variable d’ajustement de leurs crédits de personnel. Pour la CFDT santé sociaux, le Congé de formation professionnelle (CFP) doit gardersa mission : permettre de changer de métier plutôt que de financer des études correspondant aux besoins des établissements.

Les revendications CFDT santé sociaux

  • L’accès à la formation pour tous.
  • Favoriser l’acquisition d’une qualification pour les agents sans diplôme.
  • Faciliter l’insertion et la réinsertion par la formation professionnelle.
  • Prise en charge, sur le temps de travail, à 100 % des préparations aux concours.
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Les actions du collectif « Pas de bébés à la consigne! » mettent au jour la crise du secteur de la petite enfance. Les professionnels dénoncent les mesures prises par le gouvernement pour augmenter artificiellement le nombre de places disponibles.


Depuis plusieurs mois, le collectif «Pas de bébés à la consigne!» se mobilise afin d’obtenir du gouvernement «une politique publique ambitieuse pour la petite enfance». Partout en France, des mobilisations ont encore eu lieu le 16 juin dernier pour alerter l’opinion publique. Pris en étau entre des familles qui ont uri besoin urgent de solution de garde de leurs enfants et le souci de défendre la qualité et la spécificité de leur travail, les professionnels de la petite enfance dénoncent la politique comptable menée aujourd’hui par le gouvernement.
Tout le monde, ou presque, tombe d’accord sur le constat suivant: la France doit absolument développer les modes de garde des jeunes enfants, notamment pour améliorer le taux d’emploi féminin dans notre pays. Aujourd’hui, une femme sur deux doit s’occuper elle-même de son/ses enfant(s) en bas âge. Pour certaines d’entre elles, c’est un véritable choix; pour beaucoup d’autres, il s’agit d’une décision motivée par l’aspect financier.
Faute d’obtenir des places dans une structure adaptée, les femmes qui perçoivent un petit salaire se voient très souvent contraintes à mettre leur vie professionnelle entre parenthèses jusqu’à l’entrée en maternelle de leur(s) enfant(s). On connaît les difficultés qu’éprouvent ces femmes pour retrouver ensuite un emploi – et l’impact d’une telle situation sur le niveau de leur retraite.

Bientôt 500 000 places nécessaires?
Si l’urgence de trouver des solutions pour assurer la garde des enfants est unanimement admise, les solutions pour y parvenir sont loin de faire consensus. Les experts estiment que la France a besoin de 350 QOO places d’accueil supplémentaires pour couvrir les besoins actuels. Et ce nombre pourrait très rapidement friser les 500000 si la scolarisation des enfants de 2 ans continue de baisser au rythme actuel. Au sein de la Cnaf (Caisse nationale d’allocations familiales), la CFDT s’est battue avec succès afin d’augmenter les financements à destination des crèches, mais les effets sont à peine visibles. « Nous sommes dans une situation paradoxale, explique Yves Vérollet, secrétaire confédéral. L’augmentation du nombre de places dans les crèches ne fait que compenser la baisse de la scolarisation à 2 ans. La situation globale ne s’est donc guère améliorée malgré les efforts fournis. »

Le gouvernement – qui s’est engagé à créer 200 000 places pour les tout-petits d’ici à 2012 – cherche de son côté à augmenter les capacités d’accueil dans l’urgence et à moindre coût. En autorisant les assistantes maternelles à s’occuper de quatre enfants de moins de 3 ans (au lieu de trois bambins auparavant), il a ainsi pu annoncer la création de 50 000 places. Il a également assoupli les conditions d’accueil dans les crèches et autorisé le regroupement des assistantes maternelles, qui pourront alors accueillir des enfants au sein de structures beaucoup plus souples que les crèches traditionnelles.

Ne pas sacrifier la qualité de l’accueil.
Selon la CFDT, qui soutient l’action du collectif” Pas de bébés à la consigne!” (La Fédération Interco en fait notamment partie), la qualité de l’accueil ne peut être considérée comme une variable d’ajustement pour combler le manque criant de structures. « Nous privilégions le mode d’accueil en crèche – qui répond le mieux aux besoins des familles, et particulièrement des familles modestes, souligne Véronique Descacq, secrétaire nationale chargée de la famille. Pour autant, il est indispensable de valoriser le travail de l’ensemble des professionnels de la petite enfance. Le développement de modes d’accueil de qualité est au cœur de notre projet de société. Il conditionne l’accès des femmes à l’emploi, la professionnalisation des métiers de services ou bien encore le bien-être et le développement des enfants. Le gouvernement, en gérant le dossier une fois encore avec une approche comptable, ne semble pas avoir pris toute la mesure de l’enjeu. »

 

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Thème créé par Ulric SAÏZ