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Exemple d’action au syndicat CFDT Santé-Sociaux 74


Obtenir le maintien dans l’emploi des salariés en inaptitude c’est possible !

Groupe des Emplois Aménagés Les Hôpitaux du Léman ont mis en place une expérience innovante pour traiter les problèmes de reclassement des agents en difficultés de santé et restriction d’inaptitude. Au départ en 2001, il existe une préoccupation partagée.

D’un côté, un groupe santé au travail, émanation du CTE, qui réfléchit au problème des postes aménagés. De l’autre, une volonté de la direction de faire face à un taux de CLM et CLD trop élevé permirent la mise en place d’une démarche collective. 
La première étape est l’envoi d’un questionnaire détaillé dans tous les services, pour recenser les possibilités de postes aménagés. 
Grâce aux nombreuses réponses une synthèse des propositions est réalisée et communiquée dans le journal interne : C’est la première pierre de l’édifice. 
D’autres initiatives sont prises : création d’une commission spéciale: G.E.A. composée du DRH, de la direction des soins, du médecin du travail, du psychologue, de l’assistante sociale, et des représentants des trois organisations syndicales.

Cette commission adopte une démarche pragmatique: examiner 4 ou 5 fois par an les situations individuelles d’agents en fin d’arrêt longue maladie ou longue durée, présentés par le médecin du travail après accord des intéressés, afin de leur proposer une solution de reclassement. 
- création d’un courrier spécifique envoyé aux agents en arrêt longue maladie ou longue durée; pour renouer le contact et les inciter à revenir dans l’établissement pour examiner les conditions de retour. 
Au fil du temps la pratique de cette commission a évolué:

  • les solutions proposées sont des aménagements sur mesure, au-delà de la liste des postes répertoriés
  • les reprises se font essentiellement dans le cadre de mi-temps thérapeutique (en sureffectif) puis les agents sont réintégrés dans l’organisation générale (effectif constant).
  • les solutions ne marchent pas forcément du premier coup: il faut tenir compte de la volonté de l’agent et de l’équipe qui l’accueille. Il faut toujours du temps.
  • les intérêts de tous sont préservés: le salarié reste en activité et la direction conserve un personnel actif plutôt que de rémunérer un agent chez lui.
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Exemple d’action au syndicat CFDT Santé-Sociaux 74


Obtenir le maintien dans l’emploi des salariés en inaptitude c’est possible !

Marie est infirmière de secteur psychiatrique depuis 1990.
En 1999, une “rétinite pigmentaire” déclencha une dégradation progressive de son acuité visuelle. Cette pathologie ne fut pas sans conséquences dans son activité professionnelle. La direction d’établissement lui demande de “tenir encore” trois mois puis six mois puis un an sur le même poste.

Pendant cette période, l’inconfort et la souffrance de Marie sont considérables. Sa pratique est affectée par son problème visuel. Pour éviter les erreurs, elle se trouve contrainte de demander en permanence l’aide de ses collègues; et se trouve ainsi confrontée à un fort sentiment de dévalorisation et de doute sur elle-même, au sentiment d’insécurité renvoyé par ses collègues, à la peur de la faute professionnelle.
Elle se retrouve en arrêt de travail prolongé dans l’année 2002. La CFDT avec le délégué syndical s’engage alors à ses côtés dans la construction d’un nouveau projet autour de la prise en charge corporelle des patients. Celui-ci est accepté par la nouvelle direction et Marie effectue une formation spécifique : “Toucher-massage” et relaxation.

Un deuxième axe de reconversion est exploré : il s’agit de la gestion de l’amicale des patients qui propose et organise des activités sportives et culturelles à visée thérapeutique pendant le séjour dans l’établissement. Il est accepté aussi. En 2004, Marie a ainsi retrouvé une activité à plein temps, toujours dans le domaine du soin, rattaché au pôle Médico-technique transversal. Elle conserve aussi son statut antérieur. 
Le reclassement a été réalisé dans de bonnes conditions, mais en plus a permis d’augmenter l’offre de soins. Les retours des patients et des collègues sur son activité sont à ce jour positifs. Le point de vue du Délégué syndical :

  • la première situation de reclassement, attendre et faire compenser pas les autres membres de l’équipe, était bien sûr insatisfaisante et intenable à long terme.
  • on s’est donc mis en recherche d’idées à partir des envies et possibilités de Marie en utilisant le réseau CFDT. (Autres salariés handicapés, sections syndicales, chargés de mission « Handicap », etc.)
  • ce travail de relation a favorisé la construction de la solution. Les maitres-mots à retenir sont : confiance du salarié. Construction de projet, mutualisation des moyens, travail en réseau.
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Maintes fois reporté, le débat sur la réforme de la dépendance va être entamé dans les semaines à venir. Le financement de la perte de l’autonomie sera au cœur des débats.


La question centrale du reste à charge pour les familles, raison première de la réforme, ne sera pas le seul sujet mis sur la table, puisque les termes du débat sont nombreux – qualité de l’accompagnement, lieu de résidence des personnes âgées, lisibilité, organisation et gouvernance du système…
Six mois ne seront pas de trop afin de définir une prise en charge efficace et équilibrée des personnes dépendantes, dans le respect de leur dignité. En effet, la CFDT revendique une prise en charge universelle de la perte de l’autonomie, c’est-à-dire sans limite d’âge. Cela suppose un regroupement des prestations attribuées aux personnes âgées et de celles dont bénéficient les personnes en situation de handicap.
Un tel scénario était envisagé par les pouvoirs publics en 2007, mais, devant le coût qu’il représente, il semble aujourd’hui mis de côté. Aujourd’hui, (l’Apa aide personnalisée d’autonomie) est réservée aux personnes de plus de 60 ans.

La perte d’autonomie, un risque finançable
Bien entendu, le coût de la dépendance sera le point névralgique du débat qui s’ouvre. Le ministre du Budget a estimé à 30 Md€ par an le besoin de financement de l’aide à l’autonomie. Les dépenses étaient de 22 Md€ en 2009. « Le défi financier est à relativiser, observe Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT chargée du dossier.
Même si cette somme évolue significativement, elle doit être comparée aux 261 Md€ versés en 2009 au titre des pensions de retraite. La perte d’autonomie est un risque finançable. » Cependant, à long terme, le véritable coût de la dépendance se révèle très délicat à estimer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’évolution du nombre d’individus concernés.
Actuellement, 1,1 million de personnes bénéficient de l’Apa, soit 6,7 % des 16,4 millions de personnes de plus de 60 ans. La proportion de personnes âgées en bonne santé continue de croître, mais le nombre de personnes

 

dépendantes augmente également avec la hausse de l’espérance de vie. Mais pour la CFDT, dans l’immédiat, il s’agit de trouver « un financement mutualisé, solidaire et pérenne ».
Qui plus est.le recul de l’âge du taux plein de 65 à 67 ans ou encore la restriction des conditions d’accès au minimum garanti dans les fonctions publiques pénalise particulièrement l’ensemble des femmes qui ont connu les parcours les plus précaires.

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Thème créé par Ulric SAÏZ