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Dans un long entretien accordé aux Echos en date du 30 mars 2012, François Chérèque fait le point sur la stratégie de la CFDT dans le contexte de la présidentielle.

Vous rencontrez ce vendredi Jean-Luc Mélenchon, après avoir vu François Bayrou, François Hollande et Eva Joly. Quid de Nicolas Sarkozy ?

Je n’ai pas de réponse. J’ai demandé à rencontrer tous les candidats issus de partis de gouvernement, afin d’exprimer les priorités de notre syndicat dans une démarche normale de dialogue, mais le chef de l’Etat ne m’a pas proposé de rendez-vous, contrairement à 2007. On ne m’a pas donné d’explication.

J’avais souhaité que ces rencontres se tiennent avant le début du mois d’avril afin de ne pas interférer avec la fin de la campagne électorale. Mais peut-être cette interview va-t-elle accélérer les choses…

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L’intersyndicale CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, réunie le 18 août, demande “la tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale”.

A la crise économique et sociale de 2008 aux effets durables, s’ajoute la crise des dettes publiques de la zone Euro. Celle-ci et la nature des réponses politiques apportées par l’Union et les états membres menacent en permanence la stabilité de la monnaie commune et l’avenir de l’Union Européenne. Les conséquences sont lourdes pour les salariés.

Face à l’atonie de la croissance et à l’aggravation de la crise des dettes de la zone Euro, le gouvernement a prévu d’annoncer le 24 août des « mesures destinées à réduire le déficit de la France ».

La situation nationale est préoccupante. Les politiques menées et le faible niveau de croissance ne réduisent pas le chômage et mettent en cause la cohésion sociale et la solidarité :

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À l'appel des huit syndicats de la fonction publique, une centaine de manifestations se sont déroulées dans toute la France, le 31 mai dernier, afin de dénoncer l'absence de toute politique salariale.


Pas de nouvelles négociations sur les salaires ni de remise en question du gel du point d’indice, mais il prétend souhaiter maintenir le dialogue avec les organisations syndicales. Le ministre du Budget et de la Fonction publique ,invité sur France Inter le matin du 31 mai, n’a pas fait dans la dentelle. Alors qu’une centaine de manifestations étaient organisées un peu partout dans l’Hexagone ce jour-là, François Baroin a décidé de fermer la porte à toute discussion dès la première heure. « Il y a une forme de mépris dans cette manière de faire, souligne Brigitte Jumel, secrétaire générale de l’Uffa-CFDT. À croire qu’il y a un vrai tabou à parler de politique salariale dans la fonction publique.»

Pas le moindre signe d’ouverture…

À Paris, les huit organisations syndicales qui appelaient à se rassembler devant le ministère des Finances (CFDT, CGT, FO, FS U, Unsa, Solidaires, CFTC et CGC) ont finalement été reçues pendant une heure par Vincent Soetemont, directeur de cabinet adjoint du ministre, qui n’a pu que répéter les propos de son “patron “.

« Nous n’avons reçu aucun signe d’ouverture, résume crûment Brigitte Jumel à la sortie de cette rencontre. Alors que nous réclamions tous la tenue d’une véritable négociation salariale, le cabinet du ministre est resté inflexible. Cette attitude ne se révèle vraiment pas digne d’un employeur » Pour la deuxième année de suite, le gouvernement persiste donc dans sa volonté de geler le point d’indice —qui sert de référence au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de salariés. Une mesure particulièrement contradictoire avec les propos du président de la République concernant le pouvoir d’achat. « Nous sommes conscients qu’il y a un problème de déficit public, souligne Brigitte Jumel. Mais ce n’est pas aux fonctionnaires de régler les problèmes budgétaires de notre pays. L’État doit se comporter en véritable employeur, en construisant avec es organisations syndicales une politique salariale cohérente et sur le long terme. »

Si des discussions ne s’engagent pas rapidement dans ce sens, le dossier risque fort de s’enliser. Le prochain rendez-vous de négociation salariale, prévu au printemps 2012, en pleine campagne électorale, ne sera certainement pas propice à une réflexion sereine sur le sujet. « Les personnels ne souhaitent pas un cadeau de la part de tel ou tel candidat à la présidentielle, prévient d’emblée Brigitte Jumel. Ce qu’ils veulent, c’est de la cohérence, comme on est en droit de  l’attendre de n’importe quel employeur conscient de ses responsabilités ! »

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Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.


affiche 1er mai 2011Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.

Partout participons aux manifestations unitaires pour :

• Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales, prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités ; prioriser des mesures en faveur des jeunes ; mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;
• Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes ;
• Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
• Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.

L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.

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Un colloque se tient ce 10 février au Conseil économique, social et environnemental pour présenter un guide sur l'accompagnement vers l'emploi des personnes qui en sont éloignées. Cet ouvrage a été élaboré par de nombreuses associations d'insertion et les partenaires sociaux, la CFDT étant responsable du projet.


Le collectif Alerte et les partenaires sociaux présentent ce jeudi 10 février un guide pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, qui s’adresse à tous les acteurs du secteur, bénévoles et salariés des associations, organisations syndicales, employeurs, travailleurs sociaux.

D’une centaine de pages, il contient quinze fiches pratiques qui déclinent les bonnes méthodes de l’insertion, l’implication des différents acteurs, l’action partenariale … Suivent plusieurs chapitres sur la définition de l’accompagnement, les bonnes pratiques observées partout en France et une déclinaison des fiches pratiques. « Le but de ce guide est de faire connaître les actions de chacun des acteurs dans le domaine de l’insertion professionnelle, explique Chantal Richard, secrétaire confédérale. Il s’agit de céer des liens entre eux pour leur éviter de travailler chacun dans leur coin»
Insatisfaisant résultat du Grenelle de l’insertion. Depuis 2004, le collectif Alerte – qui regroupe trente-six fédérations d’associations pour l’insertion -et les partenaires sociaux (sauf FO l travaillent ensemble. Un colloque au Conseil économique et social, en 2005, fonde ce rapprochement, qui s’est traduit par une bonne coopération lors du Grenelle de l’insertion, en 2007 et 2008. Mais tous constatent que le résultat du Grenelle n’est pas satisfaisant sur le volet de l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi. L’année suivante, le collectif et les partenaires sociaux lancent donc des audits pour connaître les expérimentations des uns et des autres en matière d’insertion professionnelle et de lutte contre l’exclusion.
En 2010, Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, une capitalisation de ces audits est effectuée, et l’élaboration du guide commence.
Un groupe de travail est constitué, composé de cinq associations, du Medef et de la CFDT, qui est désignée porteuse du projet. Trois fondations – Chèque Déjeuner, Agir pour l’insertion dans l’industrie et la Fondation de France – participent au financement du guide.
Celui-ci sera disponible sur tous les sites internet des organisations participantes, Alerte et partenaires sociaux. « Nous ferons connaître ce guide par une tomée dans les territoires et des rencontres avec les associions; les organisations syndicales et les employeurs, précise Chantal Richard.

Nous allons repérer les endroits où le travail entre les associations et les partenaires sociaux fonctionne déjà et solliciter les régions où ces habitudes n’existent pas.»
Un écho national au lancement du guide. Le colloque de ce 10 février, qui permet de donner un écho national au lancement du guide, se tient au Cese (Conseil économique, social et environnemental ” lieu même du rapprochement, il y a six ans, entre les associations, organisations syndicales et patronales. François Chérèque participe à une table ronde intitulée “Travailler ensemble “, avec deux représentants des employeurs. Les accompagnateurs et les accompagnés prennent la parole lors de cette journée. Une table ronde est consacrée à la façon de donner envie d’utiliser le guide.
« Aujourd’hui, dans l’accompagnement des personnes, chacun fait à sa sauce et rencontre des difficultés, constate Chantal Richard. Accompagner, c’est prendre en charge la personne dans sa globalité; or personne ne sait le faire si chacun reste de son côté. D’où l’importance d’apprendre à travailler ensemble.»

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Thème créé par Ulric SAÏZ