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La CFDT publie son audition


Le rapport du député Nicolas Perruchot sur le financement des syndicats reste théoriquement interdit de publication pendant trente ans, malgré la demande de la CFDT de le rendre public. Néanmoins, la presse s’était déjà fait l’écho d’une grande partie de son contenu.
Alors que la plainte de la CFDT contre les personnes qui ont divulgué illégalement ce rapport a très rapidement été classée sans suite, l’hebdomadaire Le Point met en ligne l’intégralité du rapport sur son site Internet, mais sans les annexes.

Les comptes consolidés 2010 de la CFDT ont été certifiés sans réserve par deux cabinets et publiés au Journal Officiel au mois de juin 2011.
En plus de ce souci permanent de transparence sur son fonctionnement et son financement, la CFDT a décidé de mettre en ligne l’intégralité de son audition par la commission d’enquête, pour mettre fin aux accusations infondées à  son encontre.

  pour télécharger le verbatim de la CFDT :
http://www.cfdt.fr/rewrite/nocache/article/38884/rapport-perruchot.htm?idRubrique=4600

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Obtenir le maintien dans l’emploi des salariés en inaptitude c’est possible !

Nicolas est agent de sécurité à l’hôpital et adhérent à la CFDT. À la suite d’un sérieux accident de santé et au terme d’un arrêt de travail d’un an, le médecin du travail donne un avis négatif à la reprise de son poste. 
En effet les activités d’un agent de sécurité sont très physiques: intervention rapide en cas d’incidents techniques, ou auprès de patients agités.

La question de son reclassement est posée. Et ce n’est pas une mince affaire!!! 
Dans la logique de la direction de l’hôpital, sans financement supplémentaire, il faut rechercher les postes existants, disponibles ou susceptibles de se libérer. 
Ce qui rend l’action de reclassement aléatoire et imprévisible malgré l’existence d’une commission de reclassement composée du médecin du travail, de la DRH, de la direction des soins et l’assistante sociale du personnel qui se réunit mensuellement. 
Il est pourtant de nombreuses situations où le retour rapide à l’emploi est préférable au maintien prolongé en arrêt maladie en attendant des opportunités favorables.

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Maintes fois reporté, le débat sur la réforme de la dépendance va être entamé dans les semaines à venir. Le financement de la perte de l’autonomie sera au cœur des débats.


La question centrale du reste à charge pour les familles, raison première de la réforme, ne sera pas le seul sujet mis sur la table, puisque les termes du débat sont nombreux – qualité de l’accompagnement, lieu de résidence des personnes âgées, lisibilité, organisation et gouvernance du système…
Six mois ne seront pas de trop afin de définir une prise en charge efficace et équilibrée des personnes dépendantes, dans le respect de leur dignité. En effet, la CFDT revendique une prise en charge universelle de la perte de l’autonomie, c’est-à-dire sans limite d’âge. Cela suppose un regroupement des prestations attribuées aux personnes âgées et de celles dont bénéficient les personnes en situation de handicap.
Un tel scénario était envisagé par les pouvoirs publics en 2007, mais, devant le coût qu’il représente, il semble aujourd’hui mis de côté. Aujourd’hui, (l’Apa aide personnalisée d’autonomie) est réservée aux personnes de plus de 60 ans.

La perte d’autonomie, un risque finançable
Bien entendu, le coût de la dépendance sera le point névralgique du débat qui s’ouvre. Le ministre du Budget a estimé à 30 Md€ par an le besoin de financement de l’aide à l’autonomie. Les dépenses étaient de 22 Md€ en 2009. « Le défi financier est à relativiser, observe Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT chargée du dossier.
Même si cette somme évolue significativement, elle doit être comparée aux 261 Md€ versés en 2009 au titre des pensions de retraite. La perte d’autonomie est un risque finançable. » Cependant, à long terme, le véritable coût de la dépendance se révèle très délicat à estimer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’évolution du nombre d’individus concernés.
Actuellement, 1,1 million de personnes bénéficient de l’Apa, soit 6,7 % des 16,4 millions de personnes de plus de 60 ans. La proportion de personnes âgées en bonne santé continue de croître, mais le nombre de personnes

 

dépendantes augmente également avec la hausse de l’espérance de vie. Mais pour la CFDT, dans l’immédiat, il s’agit de trouver « un financement mutualisé, solidaire et pérenne ».
Qui plus est.le recul de l’âge du taux plein de 65 à 67 ans ou encore la restriction des conditions d’accès au minimum garanti dans les fonctions publiques pénalise particulièrement l’ensemble des femmes qui ont connu les parcours les plus précaires.

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Thème créé par Ulric SAÏZ