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Premiers résultats de l'enquête de la CFDT Cadres


La CFDT cadres a piloté de mai à septembre, avec la collaboration de l’Uffa, une enquête auprès des cadres et des personnels exerçant des missions d’encadrement dans la Fonction publique : État, Territoriale et Hospitalière. Une initiative qui entre en résonnance avec notre Résolution fédéra­le… Les résultats présentés ici dressent un premier état des lieux.

Le but de l’enquête de la CFDT Cadres (un questionnaire en ligne), était de l’impact des réorganisations, restructurations et/ou fusions sur le management, le contenu du métier et son évolution, les relations professionnelles, la perception de l’avenir.
Cette action prend toute sa place dans l’application de la Résolution du congrès de la CFDT santé sociaux de mai 2009 et la thématique des identités professionnelles qu’elle y a développé.

 

Une grande majorité des réponses proviennent de la FPH
Bien que la Fédération ait souhaité étendre l’enquête à tout son champ d’action (public, associatif, lucratif et libéral), ce sont essentiellement les agents de la Fonction publique hospitalière (95 %), exerçant dans un établissement sanitaire (78 %) qui ont répondu. La moitié sont des soignants, 37 % des cadres administratifs, 7 % des cadres techniques et 6 % des cadres éducatifs. 60 des répondants travaillent dans des établissements de plus de 1 000 salariés. Une première lecture montre que 40 des cadres ont en charge des équipes de plus de 50 personnes. Par contre, les cadres « experts » sont minoritaires (8 %).
Quatre domaines ont été explorés : le travail, l’environnement de travail, le management et la réforme.
La grande majorité des répondants dit avoir reçu les formations nécessaires pour assumer ses fonctions d’encadrement, mais cela s’explique par la forte proportion de cadres soignants qui a répondu et ne met pas en lumière le défaut de formation décrit par ailleurs, sur les autres filières, administrative et technique notamment.

Formation et environnement de travail Cependant, pour les personnes interrogées, même quand la formation existe, son contenu doit s’adapter aux évolutions du métier et être plus conséquente en termes de gestion du personnel et de management. L’apprentissage se fait « sur le tas » ou est complété par un Master en management, qui n’est ni reconnu, ni valorisé.

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"conditions de travail"


Une du Quotidien des agents

La Fédération CFDT santé sociaux s’est engagée depuis octobre 2010 à enquêter sur les conditions de travail auprès de la filière soignante dans les établissements publics. 38 455 réponses sur 492 établissements publics. Cette démarche était visiblement attendue : un véritable cri de détresse !

Les militants CFDT santé sociaux vont distribuer dans tous les établissements les principaux résultats de cette enquête. Le format retenu est celui d’un journal intitulé “Le quotidien des agents”. Télécharger le journal

Vous trouverez ci-dessous d’autres résultats qui complèteront ceux du journal notamment ceux triés par métier qui sont à télécharger à la fin de cet article :

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Une vaste enquête menée par la Fédération santé-sociaux, avec l'aide de la Confédération, a permis de recueillir près de 40000 réponses, un nombre record pour une telle démarche.


Un fort besoin d’expression: c’est ce qu’avait révélé. L’enquête effectuée en novembre 2010 par la CFDT auprès des demandeurs d’emploi.
Les personnes interrogées ont particulièrement apprécié de voir des militants syndicaux à leur écoute, au cœur de leurs préoccupations. Les 40 000 réponses à l’enquête qui vient d’être menée par la Fédération santé-sociaux auprès des personnels soignants des hôpitaux confirment cette soif d’expression des réalités quotidiennes de la part des citoyens, qu’ils soient salariés ou usagers. Cela ne semble-t-il pas paradoxal au moment où les ont ils pour communiquer publiquement n’ont jamais été aussi nombreux et accessibles au plus grand nombre? Encore faut-il, évidemment, que les appels soient entendus! La CFDT, elle, reste à l’écoute et l’a encore démontré au début de février en allant à la rencontre des agents de la fonction publique.

Un excellent accueil de la part des agents.
Le succès de l’enquête lancée en novembre 2010 sur les conditions de travail dés agents soignants hospitaliers a dépassé toutes les attentes. Les derniers questionnaires sont remontés’ à la fédération au milieu du mois de février.
Environ 650000 personnes étaient concernées par l’opération: infirmiers, aides-soignants, agents des services hospitaliers spécialisés … « Toutes les équipes qui ont participé nous relatent un excellent accueil de la part des agents, déclare Dominique Coiffard, secrétaire national de la Fédération santé-sociaux. Le questionnaire a été en partie élaboré avec les professionnels. Nous avons rencontré des agents pour qu’ils nous parlent des sujets qui intéressent le plus les soignants aujourd’hui et pour nous permettre de poser les bonnes questions. Nous avons effectué deux réunions avec eux et mené trois phases de test. »
Au final, un document comprenant vingt-six questions a été rédigé. « Cette enquête est en fait la conclusion d’un chantier entamé il y a un an sur les thèmes de l’organisation du travail et des pratiques syndicales, explique le – secrétaire national. Nous avons débuté avec des distributions d’un tract intitulé” Dix ans de constats” sur la dégradation progressive des conditions de travail. Après avoir posé le diagnostic, nous voulons à présent passer à l’action. »
Afin de réaliser l’enquête, un groupe de quatre-vingts animateurs est réuni sur deux jours à Paris, pour articuler le travail des syndicats et des sections. Ces militants sont responsables des questions de conditions de travail dans les syndicats de la fédération, ou ce sont des personnes nommées par le syndicat si un tel poste n’existe pas. À l’échelon fédéral, une équipe de pilotage est constituée dans l’optique de répondre à toutes les questions techniques des syndicats. La fédération met en place des outils pour résoudre quelques difficultés apparues lors de la saisie des questionnaires. Ces derniers remontent à la fédération, qui les envoie à la Confédération pour le traitement des résultats. « Les militants ont effectué un très gros travail à tous les niveaux de l’organisation, constate Dominique Coiffard. Beaucoup de petits syndicats ont été sensibles à la démarche. » Sur le terrain, les questionnaires sont le plus souvent distribués directement aux agents-ce qui permet un échange avec eux ¬ou parfois laissés à leur disposition.
Les résultats de l’enquête conduiront à l’élaboration d’un cahier revendicatif porté au ministère de la Santé. « Les pouvoirs publics ont déclaré attendre impatiemment nos conclusions, déclare Dominique Coif¬fard. Les agents ont atteint un point de non-retour dans la dégradation de leurs conditions de travail. J’ai bon espoir qu’une négociation puisse s’ouvrir. Le ministère se trouve dans l’obligation d’agir. »
Les résultats seront diffusés d’ici au 15 avril au moyen d’un quatre pages, au format identique à un quotidien sportif bien connu, avec les chiffres, graphiques, commentaires, témoignages et revendications de la fédération. Le traitement des questions ouvertes, très utilisées par les personnes interrogées, alimentera également son contenu. Les résultats par établissements seront transmis aux sections; à charge pour elles d’élaborer leur communication et leurs revendications.

Enquête pour les autres catégories de personnel.
La fédération prépare dès à présent une enquête semblable pour les autres catégories de personnel, administratif et technique, médio-technique et la filière sociale, qui représentent environ 300000 agents. « Nous avons choisi de ne pas mener une seule et même enquête pour toutes les catégories d’agents, car leurs conditions de travail ne sont pas lès mêmes, explique Dominique Coiffard. Une enquête unique aurait mis en avant les résultats pour les soignas, qui sont plus nombreux, au détriment de la visibilité de la situation des autres catégories. » Les résultats de cette seconde enquête sont attendus en septembre prochain. Forte de ce retour du terrain, la fédération sera fin prête pour la campagne électorale qui s’ouvrira à la rentrée et espère obtenir un bon score aux élections professionnelles du 20 octobre 2011.

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Faute de participation active des organisations syndicales à la démarche, la responsabilité sociale et environnementale peut s'apparenter à du « greenwashing ». Une responsabilité, donc, mais aussi une opportunité pour le syndicalisme CFDT.


Pour la Fédération chimie-énergie CFDT, la responsabilité sociale des entreprises est un enjeu de congrès ». indique Jean-François Renucci, secrétaire général de la fédération, dont la résolution de Clermont-Ferrand, en 2008, appelle, « du local à l’international, [à] anticiper et agir partout ».
L’accord de responsabilité sociale et environnementale reconduit à la mi-février par le groupe chimique Rhodia – dont le PDG, Jean-Pierre Gamadieu, est par ailleurs chargé du développement durable au Medef, en pointe pour limiter les engagements du Grenelle de l’environnement sur le reporting extra financier des entreprises- s’inscrit dans cette logique. Signé en 2005 entre Rhodia et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et renouvelé en 2008, il vient d’être reconduit pour cinq ans.

Au-delà des entreprises, un défi syndical. Une véritable opportunité pour un groupe qui emploie 14000 salariés sur soixante cinq sites répartis dans vingt-cinq pays, estime Jacques Kheliff, directeur du développement durable chez Rhodia: «Le développement durable, ce n’est pas la fin de l’industrie, mais l’occasion d’un renouveau. L’industrie a un rôle clé à jouer afin de développer des solutions nouvelles pour ses salariés comme pour ses clients. Cela suppose de sortir des postures et â engager un véritable dia, logue avec tous les acteurs sur l’ensemble des défis qui nous sont posés. »

Une opportunité syndicale aussi?
C’est la conviction de Kemal Özkan, de l’ICEM: «Au lieu d’avoir des engagements de papier, les indicateurs inscrits à l’accord permettent une mise en œuvre concrète jusqu’à la périphérie des entreprises. Mais cela suppose la participation active des organisations syndicales nationales. » Chez Rhodia, la FCE-CFDT – qui fait 32 % aux élections professionnelles, derrière la CGT (36 %) mais devant la CFE-CGC (18 %) – a été le «promoteur de l’émergence de cet accord mondial», indique son secrétaire général, Jean-François Renucci.
Elle participe à sa mise en œuvre, en particulier par l’implication du secrétaire CFDT du CEE (comité d’entreprise européen), Maurice Tritsch, qui représente la zone Europe au sein du Global Safety Panel. Dans le cadre de cette instance, des visites de site sont effectuées régulièrement en vue de vérifier la mise en œuvre’ de la politique de sécurité du groupe à travers le monde.

Un petit pas pour les uns, un vrais plus pour d’autres. Sur le terrain, militants et salariés perçoivent-ils l’intérêt de la RSE? «Cet accord est un point d’appui dans notre action syndicale, estime Maurice Tiitsch. Certes, il est peu connu des salariés dans son détail. Mais il doit servir au CHSCT, au comité d’entreprise, aux délégués du personnel à mobiliser les directions locales et la hiérarchie sur ces questions de RSE Le rappel à ces engagements doit se faire au jour le jour dans la négociation. » Il en vade la solidarité entre salariés, plaide Jean-François Renucci : « Pour les salariés d’un groupe de dimension internationale, c’est la garantie que chacun a accès à un socle de droits en matière de protection sociale, d’accès à la formation, de protection face aux risques, etc. Alors, certes, pour les salariés en France, cela peut paraître un petit pas, mais cest un véritable plus pour leurs collègues à l’autre bout du monde. »
En ce sens, une telle démarche constitue une forme de garantie contre « la tentation du dumping social » qui concerne de ce fait « plus ou moins directement le quotidien des salariés », estime Christophe Quarez, délégué fédéral chargé de l’international à la FCE-CFDT.
Et il en va de la responsabilité syndicale elle-même: « De multiples sous-traitants se greffent sur la chaîne de valeur des grands groupes multinationaux qui entrent dans notre champ professionnel. La RSE est donc le moyen d’avoir une influence positive sur la vie au travail de très nombreux salariés. Pour nous, syndicalistes, elle représente l’opportunité de toucher des salariés qui n’ont pas forcément de représentants du personnel, même s’il reste difficile de le valoriser directement auprès deux. »

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Thème créé par Ulric SAÏZ