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Le verdict est tombé le 24 août 2011 avec l’annonce du plan de rigueur. « Traiter ce dossier dans l’urgence ne serait pas responsable » a indiqué le Premier ministre. « En accord avec Madame BACHELOT [Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale], nous avons choisi de continuer à travailler sur le dossier de la dépendance ». Exit par conséquent ce grand chantier du quinquennat qui aura connu entre autres six mois de débat-concertation en 2008 et autant en 2011. Depuis 2007, le Président de la République aura réussi le tour de force d’annoncer très régulièrement une réforme imminente sans amorcer l’élaboration de la moindre mesure en 4 ans et demi ! « Nous ne pouvons plus attendre » disait-il le 8 février 2011 devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), en annonçant un projet de loi dans l’été.

La CFDT est en complet désaccord avec ce renoncement.
Au contraire, devant le Premier ministre, François CHEREQUE a défendu l’idée « d’une réforme ambitieuse de la dépendance, comme promis au début du quinquennat. Son financement est possible par une taxation des donations et successions et l’alignement du taux supérieur de CSG des retraités sur celui des actifs. Cette réforme permettrait de soutenir, voire de développer les emplois à domicile. »

De février à juin, les travaux des groupes interministériels, l’avis du CESE, ceux des Hauts conseils (Maladie et Famille), les débats départementaux et interrégionaux ont établi des constats la plupart du temps convergents sur l’état des lieux et émis aussi de nombreuses propositions que le gouvernement pouvait utiliser en fonction de ses choix. Dès le printemps, la Ministre des Solidarités Roselyne BACHELOT avait promis des « mesures d’urgence », représentant un milliard d’euros, qui devaient figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012, débattu à l’automne.

Le 30 juin, elle disait réfléchir à trois pistes pour le financement : les deux proposées par le CESE (taxe sur successions et donations et réaménagement de la CSG des retraités). Elle en rajoutait une troisième, l’introduction d’une  deuxième journée de solidarité, proposition que le CESE avait au demeurant clairement rejetée.

Et maintenant ?
Les travaux menés dans le cadre du débat national ont largement confirmé les réflexions que nous avons menées (note BN, débat au CNC) : si les aspects financiers ne doivent pas être négligés, la question centrale est celle de l’organisation du parcours de soins et d’accompagnement des personnes. Tous les rapports et avis, en particulier celui du CESE ont placé cette question en priorité avec celle de la prévention. Pour le gouvernement, au-delà des problèmes budgétaires, les débats du printemps le conduisaient donc à s’attaquer à l’organisation de l’offre sanitaire et à sa coordination avec le médico-social et le social. Il n’est pas sûr qu’il y fût prêt.

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Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.


affiche 1er mai 2011Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.

Partout participons aux manifestations unitaires pour :

• Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales, prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités ; prioriser des mesures en faveur des jeunes ; mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;
• Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes ;
• Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
• Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.

L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.

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Un colloque se tient ce 10 février au Conseil économique, social et environnemental pour présenter un guide sur l'accompagnement vers l'emploi des personnes qui en sont éloignées. Cet ouvrage a été élaboré par de nombreuses associations d'insertion et les partenaires sociaux, la CFDT étant responsable du projet.


Le collectif Alerte et les partenaires sociaux présentent ce jeudi 10 février un guide pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, qui s’adresse à tous les acteurs du secteur, bénévoles et salariés des associations, organisations syndicales, employeurs, travailleurs sociaux.

D’une centaine de pages, il contient quinze fiches pratiques qui déclinent les bonnes méthodes de l’insertion, l’implication des différents acteurs, l’action partenariale … Suivent plusieurs chapitres sur la définition de l’accompagnement, les bonnes pratiques observées partout en France et une déclinaison des fiches pratiques. « Le but de ce guide est de faire connaître les actions de chacun des acteurs dans le domaine de l’insertion professionnelle, explique Chantal Richard, secrétaire confédérale. Il s’agit de céer des liens entre eux pour leur éviter de travailler chacun dans leur coin»
Insatisfaisant résultat du Grenelle de l’insertion. Depuis 2004, le collectif Alerte – qui regroupe trente-six fédérations d’associations pour l’insertion -et les partenaires sociaux (sauf FO l travaillent ensemble. Un colloque au Conseil économique et social, en 2005, fonde ce rapprochement, qui s’est traduit par une bonne coopération lors du Grenelle de l’insertion, en 2007 et 2008. Mais tous constatent que le résultat du Grenelle n’est pas satisfaisant sur le volet de l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi. L’année suivante, le collectif et les partenaires sociaux lancent donc des audits pour connaître les expérimentations des uns et des autres en matière d’insertion professionnelle et de lutte contre l’exclusion.
En 2010, Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, une capitalisation de ces audits est effectuée, et l’élaboration du guide commence.
Un groupe de travail est constitué, composé de cinq associations, du Medef et de la CFDT, qui est désignée porteuse du projet. Trois fondations – Chèque Déjeuner, Agir pour l’insertion dans l’industrie et la Fondation de France – participent au financement du guide.
Celui-ci sera disponible sur tous les sites internet des organisations participantes, Alerte et partenaires sociaux. « Nous ferons connaître ce guide par une tomée dans les territoires et des rencontres avec les associions; les organisations syndicales et les employeurs, précise Chantal Richard.

Nous allons repérer les endroits où le travail entre les associations et les partenaires sociaux fonctionne déjà et solliciter les régions où ces habitudes n’existent pas.»
Un écho national au lancement du guide. Le colloque de ce 10 février, qui permet de donner un écho national au lancement du guide, se tient au Cese (Conseil économique, social et environnemental ” lieu même du rapprochement, il y a six ans, entre les associations, organisations syndicales et patronales. François Chérèque participe à une table ronde intitulée “Travailler ensemble “, avec deux représentants des employeurs. Les accompagnateurs et les accompagnés prennent la parole lors de cette journée. Une table ronde est consacrée à la façon de donner envie d’utiliser le guide.
« Aujourd’hui, dans l’accompagnement des personnes, chacun fait à sa sauce et rencontre des difficultés, constate Chantal Richard. Accompagner, c’est prendre en charge la personne dans sa globalité; or personne ne sait le faire si chacun reste de son côté. D’où l’importance d’apprendre à travailler ensemble.»

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Thème créé par Ulric SAÏZ