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La direction fait volteface


Lors du dernier CCE du 8 avril la Direction n’avait pas voulu répondre aux questions et demandes d’éclaircissement des élus CCE sur le projet QBD. Ces questions devaient permettre aux élus de rendre un avis sur ce sujet mal construit. La direction décidait alors de tenter le coup de  force et d’ignorer l’avis des élus du CCE. Les élus CFDT et CGT décidaient d’aller en justice et entamaient un référé afin d’obtenir des réponses à leurs questions sur le projet regroupement QBD  et de le faire suspendre.

Suite à l’action lancée en justice,  la DRH nationale a souhaité rencontrer la secrétaire du CCE et la déléguée syndical centrale  CFDT. Au sortir de cette réunion la direction entend enfin raison. Il est convenu que :

  • le sujet regroupement QBD sera mis de nouveau  à l’ordre du jour du prochain CCE et la direction répondra aux questions des élus,
  • la consultation se fera en plusieurs étapes, sur le projet global puis sur chaque regroupement projeté après présentation du bilan complet du premier regroupement,
  • de plus le projet d’accord sur « les mesures sociales liées aux déclinaisons du COP d’accompagnement » sera présenté au CCE pour avis puis mis à signature des organisations syndicales, comme le prévoit le code du travail.

De ce fait le recours au tribunal de  référé a été suspendu par la secrétaire du CCE.

Les élus CFDT du CCE feront tout pour que  leurs droits soient respectés et que les dossiers présentés soient complets. A bonne entendeur salut !

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Exemple d’action au syndicat CFDT Santé-Sociaux 74


Obtenir le maintien dans l’emploi des salariés en inaptitude c’est possible

Sophie est aide-soignante titulaire à l’hôpital depuis 1998. Elle a occupé différents postes dans l’établissement pendant une dizaine d’années ; en 2006 elle est victime d’un accident de service. Elle enchaîne des arrêts de travail successifs pendant un an.

Elle se retrouve inapte au port de charges. Pendant toute cette période et malgré de nombreuses sollicitations de sa part, la direction de l’hôpital ne lui donne pas d’explication sur l’évolution possible de sa situation. 
En plein désarroi et ne sachant pas ce qui l’attend, elle demande les conseils du syndicat. 
Grâce à la présence d’élus CFDT dans la CAP et la commission de réforme, son dossier fait l’objet d’un suivi particulier avec l’ensemble des partenaires de l’établissement: DRH et médecin du travail.

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Les Hôpitaux du Léman connaissent une situation de crise qui ne doit laisser personne indifférent. La Direction annonce la mise en place d'un "Plan de Retour à l'Equilibre (PRE)" de 3 millions d'euros. Ce plan social déguisé menace 45 postes et ce, dès cette année.


La direction nous explique que notre établissement connait en 2010 un déficit « précisément » de 500 000 à 900 000€ et qu’il sera de 3M€ à partir de 2011. Il faudrait donc se serrer la ceinture et réduire les effectifs.

Pourtant ce n’est pas le “fonctionnement ” qui coute cher mais l’absence de soutien de l’Etat dans les investissements indispensables pour l’hôpital public chablaisien. Ainsi, et contrairement au promesses de l’Agence Régionale de Santé (ARS), le nouveau bâtiment en construction est entièrement autofinancé par les HDL.
A cela s’ajoute des ascenseurs en panne à changer d’urgence, les problèmes de câblage électrique, des mises aux normes d’équipements ordonnées par l’Etat, un changement obligatoire de l’hélistation…

Et c’est au personnel de payer le plus gros de la note.
45 postes de supprimés c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail du personnel qui cumule déjà des heures sup, des rappels sur congés, des impossibilités de prendre 15 CA d’affilés durant l’été… et par conséquent une diminution inquiétante de la qualité des soins et de la prise en charge des usagers.
Les conditions de travail se dégradent aux HDL ? Ce n’est pas une vue de l’esprit mais une des premières constatations de notre enquête auprès des soignants. On peut être sûr qu’en supprimant des postes, cette situation se dégradera, et la fuite des professionnels s’amplifiera. Où seront les gains d’activité lorsque l’absence de personnel conduira à la fermeture de services. L’exemple du retard de l’ouverture des lits supplémentaires au Court Séjour Gériatrique, faute de personnel suffisant, se multipliera.

Très rassurant devant les caméras de télévision, notre Directeur affirme que les 45 postes ne sont pas supprimés, seulement gelés pendant 3 ans, le temps de retrouver une situation financière meilleure. Pourtant les documents présentés au CTE disent clairement « que les engagements qui seront pris doivent être pérennes ». Une contradiction qui nous interroge : est ce qu’on s’attend à une situation de pire en pire malgré les plans d’économie ?
Ou ce P.R.E. n’est qu’un prétexte ?
La méthode est bien rodée et ne répond qu’à la logique financière imposée par nos parlementaires et nos ministres : Il faut réduire les dépenses, tant pis pour le reste. Imposé par l’Agence Régionale de Santé, ce Plan de Retour à l’Equilibre aura au moins l’avantage de montrer que notre direction, pour avoir une bonne note, obéit à l’ARS. C’est certainement une raison de l’empressement de l’établissement à répondre aux manquements des tutelles.

Même Marc Francina, Député-Maire, qui vote toutes les baisses de crédits des hôpitaux publics à l’assemblée nationale est d’accord avec nous. Il a promis d’être dans les rues de Thonon samedi 12 février et pèsera de toute son influence pour débloquer des fonds supplémentaires. Faute de justice et de solidarité nationale, l’heure de l’aumône arrive.

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Thème créé par Ulric SAÏZ