Ouverture des permanences à Cran tous les jours du lundi au vendredi de 9 heures à 16 heures


Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.


affiche 1er mai 2011Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.

Partout participons aux manifestations unitaires pour :

• Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales, prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités ; prioriser des mesures en faveur des jeunes ; mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;
• Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes ;
• Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
• Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.

L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.

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Les actions du collectif « Pas de bébés à la consigne! » mettent au jour la crise du secteur de la petite enfance. Les professionnels dénoncent les mesures prises par le gouvernement pour augmenter artificiellement le nombre de places disponibles.


Depuis plusieurs mois, le collectif «Pas de bébés à la consigne!» se mobilise afin d’obtenir du gouvernement «une politique publique ambitieuse pour la petite enfance». Partout en France, des mobilisations ont encore eu lieu le 16 juin dernier pour alerter l’opinion publique. Pris en étau entre des familles qui ont uri besoin urgent de solution de garde de leurs enfants et le souci de défendre la qualité et la spécificité de leur travail, les professionnels de la petite enfance dénoncent la politique comptable menée aujourd’hui par le gouvernement.
Tout le monde, ou presque, tombe d’accord sur le constat suivant: la France doit absolument développer les modes de garde des jeunes enfants, notamment pour améliorer le taux d’emploi féminin dans notre pays. Aujourd’hui, une femme sur deux doit s’occuper elle-même de son/ses enfant(s) en bas âge. Pour certaines d’entre elles, c’est un véritable choix; pour beaucoup d’autres, il s’agit d’une décision motivée par l’aspect financier.
Faute d’obtenir des places dans une structure adaptée, les femmes qui perçoivent un petit salaire se voient très souvent contraintes à mettre leur vie professionnelle entre parenthèses jusqu’à l’entrée en maternelle de leur(s) enfant(s). On connaît les difficultés qu’éprouvent ces femmes pour retrouver ensuite un emploi – et l’impact d’une telle situation sur le niveau de leur retraite.

Bientôt 500 000 places nécessaires?
Si l’urgence de trouver des solutions pour assurer la garde des enfants est unanimement admise, les solutions pour y parvenir sont loin de faire consensus. Les experts estiment que la France a besoin de 350 QOO places d’accueil supplémentaires pour couvrir les besoins actuels. Et ce nombre pourrait très rapidement friser les 500000 si la scolarisation des enfants de 2 ans continue de baisser au rythme actuel. Au sein de la Cnaf (Caisse nationale d’allocations familiales), la CFDT s’est battue avec succès afin d’augmenter les financements à destination des crèches, mais les effets sont à peine visibles. « Nous sommes dans une situation paradoxale, explique Yves Vérollet, secrétaire confédéral. L’augmentation du nombre de places dans les crèches ne fait que compenser la baisse de la scolarisation à 2 ans. La situation globale ne s’est donc guère améliorée malgré les efforts fournis. »

Le gouvernement – qui s’est engagé à créer 200 000 places pour les tout-petits d’ici à 2012 – cherche de son côté à augmenter les capacités d’accueil dans l’urgence et à moindre coût. En autorisant les assistantes maternelles à s’occuper de quatre enfants de moins de 3 ans (au lieu de trois bambins auparavant), il a ainsi pu annoncer la création de 50 000 places. Il a également assoupli les conditions d’accueil dans les crèches et autorisé le regroupement des assistantes maternelles, qui pourront alors accueillir des enfants au sein de structures beaucoup plus souples que les crèches traditionnelles.

Ne pas sacrifier la qualité de l’accueil.
Selon la CFDT, qui soutient l’action du collectif” Pas de bébés à la consigne!” (La Fédération Interco en fait notamment partie), la qualité de l’accueil ne peut être considérée comme une variable d’ajustement pour combler le manque criant de structures. « Nous privilégions le mode d’accueil en crèche – qui répond le mieux aux besoins des familles, et particulièrement des familles modestes, souligne Véronique Descacq, secrétaire nationale chargée de la famille. Pour autant, il est indispensable de valoriser le travail de l’ensemble des professionnels de la petite enfance. Le développement de modes d’accueil de qualité est au cœur de notre projet de société. Il conditionne l’accès des femmes à l’emploi, la professionnalisation des métiers de services ou bien encore le bien-être et le développement des enfants. Le gouvernement, en gérant le dossier une fois encore avec une approche comptable, ne semble pas avoir pris toute la mesure de l’enjeu. »

 

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Thème créé par Ulric SAÏZ