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de la déroute financière


Un accord obtenu avec la Bred sauve l’organisme créé à l’initiative de Xavier Bertrand, et rejeté par une partie de la profession.

C’est l’histoire d’une prévisible descente aux enfers et d’un incompréhensible sauvetage in extremis.
L’Ordre des infirmiers, boycotté par une large majorité de la profession, allait se déclarer en cessation de paiement au 29 juillet. Quand sa banque lui a soudain accordé un répit… politique ?

Créée en 2006 par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, cette instance corporatiste devait faire régner l’ordre dans une profession éclatée entre une minorité de libéraux et une majorité de salariés, de très nombreux syndicats, de nombreux exercices sans diplôme, une concurrence étrangère…

Imposé par la loi après un vote contesté, l’Ordre a d’emblée suscité une fronde dans la profession, qui compte près de 500 000 personnes.

Doté du pouvoir de faire la justice et capable de retirer le droit d’exercer, l’Ordre a été vu par beaucoup comme une institution rétrograde et inutile. Le caractère obligatoire de l’inscription au tableau de l’Ordre a froissé, le prix de la cotisation (75 euros) aussi.

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Dominique Le Boeuf a informé dans une lettre aux élus et salariés de l’ordre national des infirmiers sa démission des mandats de présidente et de membre du Conseil national.

La CFDT santé sociaux réaffirme l’inutilité des ordres professionnels pour les paramédicaux et attend que les dernières propositions de Xavier Bertrand,  d’exempter de cotisations les infirmiers salariés et fonctionnaires, deviennent effectives au plus vite !



devrait être facultative selon Xavier Bertrand


Le 29 juin 2011, Xavier Bertrand a adressé une lettre à la présidente de l’ordre infirmier dans laquelle il l’invite à « envisager de maintenir le caractère obligatoire de l’affiliation, (mais) laquelle serait, pour les salariés, de nature automatique, avec cotisation facultative ».

Pour le ministre, le rôle des employeurs pourraient être davantage pris en compte : « les infirmiers salariés bénéficient déjà d’une vérification de leurs titres par leur employeur, ils exercent sous l’autorité et la responsabilité de celui-ci, et sont soumis aux règles disciplinaires de ce même employeur ». Les règles d’affiliation concernant les infirmiers libéraux restent inchangées.
Pour la CFDT santé sociaux, le contenu de cette lettre est le signe que le mécontentement et les difficultés rencontrées par les infirmiers sont enfin entendus. Pour autant, jusqu’où cette sollicitation du ministre est-elle opposable à l’ordre ? La proposition de Xavier Bertrand est donc à considérer comme une nouvelle étape dans un processus que la CFDT santé sociaux souhaite ferme et
rapide.

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Thème créé par Ulric SAÏZ