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Laurent Berger, secrétaire national en charge des petites entreprises, revient sur l’adoption de la loi sur le dialogue social dans les TPE ; une texte en-deçà des attentes de la CFDT.

La loi sur le dialogue social dans les TPE adoptée début octobre améliore-t-elle la représentation collective des salariés des petites entreprises ?

Ce texte, censé mettre fin à la discrimination existant entre salariés des grandes entreprises et ceux des TPE en matière de représentation collective se révèle au final très en deça de nos objectifs initiaux. Notre ambition était double : créer des commissions paritaires territoriales pour les entreprises de moins de 11 salariés, comme lieux de dialogue et de réflexion sur les conditions de travail, les parcours professionnels ou d’autres thématiques spécifiques aux TPE et permettre aux salariés des TPE d’élire leurs représentants par un vote sur liste, ce qui aurait dans le même temps permis de mesurer la représentativité des organisations syndicales dans ces entreprises. Au lieu de cela, la nouvelle loi sur le dialogue social propose qu’on utilise un dispositif existant de commissions paritaires territoriales, issues d’une loi sur la formation professionnelle de 2004, qui s’avère très peu utilisé. Sur le deuxième point, la loi précise que l’élection se fera sur sigle. Les salariés ne voteront donc pas pour des représentants qu’ils connaissent mais pour une organisation… Le risque est d’avoir une très faible participation au scrutin. On peut juste se féliciter d’avoir évité le pire, à savoir : pas de commission paritaire du tout !

L’élaboration de la loi a donné lieu à des manifestations antisyndicales très virulentes de la part du Medef et de la CGPME, alors que l’UPA soutenait le texte. Comment interpréter ce clivage au sein du patronat ?

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Après dix ans de négociations, la CFDT santé sociaux a signé, le 21 mai 2010, la convention collective de la branche aide à domicile suite au vote positif du Conseil fédéral extraordinaire du 17 mars 2010. Elle vient d'entrer en application.


Le texte de la convention collective de l’Aide à domicile a été agréé par l’arrêté du 3 octobre 2011 paru au Journal Officielle 12 octobre 2011.
L’arrêté du 23 décembre 2011 portant extension de la convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile et de ses avenants est paru au J. O. n° 301 du 29 décembre 2011 pour une application dès le 1″ janvier 2012.
Cette convention collective de branche est l’aboutissement de nombreuses années de négociations. La méthode utilisée consistait à conclure des accords de branches étendus (organisation du travail, ARTT, classifications et rémunérations, formation professionnelle, valeur du point, indemnités kilométriques, modulations du temps de travail…) qui, au fil du temps, ont restreint le contenu des quatre conventions collectives initiales de cette branche.+La CCBMAD signée en mai 2010 reprenait l’ensemble de ces accords de branche déjà négociés en y ajoutant des garanties collectives manquantes pour finaliser le texte complet.
Lors de la finalisation du texte, les partenaires sociaux s’étaient entendus pour que la convention collective de branche ne soit pas une compilation, un empilement des garanties collectives des conventions collectives existantes, mais bien une harmonisation de celles-ci pour les 300 000 salariés couverts par une CCB étendue.
Pour information, les quatre CCN couvrent 220 000 salariés.

Une revendication qui aboutit
Pour la CFDT santé sociaux, c’est la mise en œuvre aussi de la Résolution du Congrès de Brest en mai 2011 dans l’Aide à domicile:  « 11.3.4. La CFDT santé-sociaux s’engage à poursuivre la construction des branches professionnelles, niveau qui permet, entre autres, que les garanties collectives s’appliquent à l’ensemble des salariés par des accords étendus. Nous devons renforcer la négociation de branche qui, aujourd’hui, est l’avenir des garanties collectives pour tels les salariés. »
Aujourd’hui, d’autres enjeux, cette fois économiques, ont guidé l’ensemble des partenaires sociaux dans la finalisation de cette convention de branche :

  • retrouver par l’extension l’opposabilité vis-à-vis des financeurs et des employeurs dans un contexte de remise en cause constante délabrement des conventions collectives ;
  • renforcer le poids de la branche Aide à domicile et sa taille pour peser dans les décisions des pouvoirs publics (en termes d’emploi et d’activités) ;
  • obtenir la reconnaissance et la pérennisation d’un secteur social et médico-social à but non-lucratif en concurrence avec le secteur marchand.

 

Depuis l’automne 2011, les interrogations, les craintes, les incompréhensions fusent. Rappelons que la négociation a été partagée avec l’ensemble des équipes CFDT de l’Aide à domicile à coup d’envoi de tableaux récapitulatifs permettant aux militants de faire remonter leurs commentaires et revendications au fil des commissions paritaires, de l’organisation d’une tournée des régions fin 2010 pour présenter le nouveau texte, de déplacements réguliers de la Fédération dans les rencontres régionales UPR ou dans les SD.

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info CC 66 n°10 du 30 mars 2011


Le 29 mars 2011, les employeurs de la convention collective du 15 mars 1966 ont notifié sa révision.
Les propositions employeurs sont inacceptables:
- destruction des garanties collectives nationales;
- disparition des métiers et de l’identité professionnelle;
- grande braderie des salaires et de l’ancienneté;
- tout le pouvoir donné aux directions.

A quoi ont servi les deux dernière années de négociations ?
Où sont passées les propositions CFDT santé sociaux ?

Pour la CFDT santé sociaux, il est scandaleux de penser que les salariés de la convention collective nationale 66 CNN pourraient s’y reconnaître.

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Les premières propositions gouvernementales pour améliorer la situation des agents contractuels dans la fonction publique sont extrêmement décevantes.


La déception est à la hauteur des attentes. Lorsque les organisations syndicales ont reçu, le 30 décembre dernier, le document d’orientation du gouvernement censé préparer la négociation à venir sur les contractuels de la fonction publique, elles n’ont pu que constater, une nouvelle fois, la frilosité de l’État en la matière. « Il n’y a pas d’avancées notables, résume Mylène Jacquot, secrétaire générale adjointe de l’Uffa CFDT. Pire, certaines propositions pourraient faire augmenter le nombre d’agents en situation de précarité. »

Des questions qui restent sans réponses.
Loin de prendre à bras-le-corps la problématique des contractuels dans son ensemble, le gouvernement se contente de quelques annonces sans grande portée. Ainsi, il souhaite faciliter la titularisation des contractuels en CDI – qui sont très peu nombreux et n’ont souvent pas intérêt, financièrement parlant, à devenir fonctionnaires, mais ne dit rien à propos des agents en COD. La règle des six ans (lire encadré d-dessous) n’est absolument pas remise en cause.
Le document reste également muet quant à la question des indemnités de fin de contrat pour les agents en CDD ou sur les mesures qu’il faudrait mettre en place pour pouvoir les aider à rebondir professionnellement. « Le document pointe certaines dérives de la part des employeurs publics, mais au lieu de les inciter à respecter la réglementation, il préconise d’adapter cette dernière, souligne Mylène. Il propose, par exemple, de faciliter l’embauche de contractuels en COD de trois ans pour des emplois de catégories B et c alors que c’est aujourd’hui interdit! »

Une négociation qui s’annonce très difficile.
En matière de garantie collective, le texte, une nouvelle fois, se révèle peu convaincant. Au chapitre de la rémunération des agents, le gouvernement privilégie l’approche individuelle fondée sur la performance de chaque agent – prenant ainsi le contre-pied des préconisations des organisations syndicales. « De manière globale, on peut dire que le gouvernement n’a pas tenu compte dans ce document des propositions que nous avions faites lors des groupes de travail qui ont eu lieu l’année dernière », insiste My1ène Jacquot.

La faiblesse des propositions gouvernementales laisse craindre une négociation particulièrement difficile dans les mois à venir. « Nous rencontrons prochainement le ministre de la Fonction publique, conclut Mylène. Nous devrions avoir une idée plus précise du contenu de cette négociation et des marges de manœuvre des organisations syndicales. »




Thème créé par Ulric SAÏZ