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À l'appel des huit syndicats de la fonction publique, une centaine de manifestations se sont déroulées dans toute la France, le 31 mai dernier, afin de dénoncer l'absence de toute politique salariale.


Pas de nouvelles négociations sur les salaires ni de remise en question du gel du point d’indice, mais il prétend souhaiter maintenir le dialogue avec les organisations syndicales. Le ministre du Budget et de la Fonction publique ,invité sur France Inter le matin du 31 mai, n’a pas fait dans la dentelle. Alors qu’une centaine de manifestations étaient organisées un peu partout dans l’Hexagone ce jour-là, François Baroin a décidé de fermer la porte à toute discussion dès la première heure. « Il y a une forme de mépris dans cette manière de faire, souligne Brigitte Jumel, secrétaire générale de l’Uffa-CFDT. À croire qu’il y a un vrai tabou à parler de politique salariale dans la fonction publique.»

Pas le moindre signe d’ouverture…

À Paris, les huit organisations syndicales qui appelaient à se rassembler devant le ministère des Finances (CFDT, CGT, FO, FS U, Unsa, Solidaires, CFTC et CGC) ont finalement été reçues pendant une heure par Vincent Soetemont, directeur de cabinet adjoint du ministre, qui n’a pu que répéter les propos de son “patron “.

« Nous n’avons reçu aucun signe d’ouverture, résume crûment Brigitte Jumel à la sortie de cette rencontre. Alors que nous réclamions tous la tenue d’une véritable négociation salariale, le cabinet du ministre est resté inflexible. Cette attitude ne se révèle vraiment pas digne d’un employeur » Pour la deuxième année de suite, le gouvernement persiste donc dans sa volonté de geler le point d’indice —qui sert de référence au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de salariés. Une mesure particulièrement contradictoire avec les propos du président de la République concernant le pouvoir d’achat. « Nous sommes conscients qu’il y a un problème de déficit public, souligne Brigitte Jumel. Mais ce n’est pas aux fonctionnaires de régler les problèmes budgétaires de notre pays. L’État doit se comporter en véritable employeur, en construisant avec es organisations syndicales une politique salariale cohérente et sur le long terme. »

Si des discussions ne s’engagent pas rapidement dans ce sens, le dossier risque fort de s’enliser. Le prochain rendez-vous de négociation salariale, prévu au printemps 2012, en pleine campagne électorale, ne sera certainement pas propice à une réflexion sereine sur le sujet. « Les personnels ne souhaitent pas un cadeau de la part de tel ou tel candidat à la présidentielle, prévient d’emblée Brigitte Jumel. Ce qu’ils veulent, c’est de la cohérence, comme on est en droit de  l’attendre de n’importe quel employeur conscient de ses responsabilités ! »

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Maintes fois reporté, le débat sur la réforme de la dépendance va être entamé dans les semaines à venir. Le financement de la perte de l’autonomie sera au cœur des débats.


La question centrale du reste à charge pour les familles, raison première de la réforme, ne sera pas le seul sujet mis sur la table, puisque les termes du débat sont nombreux – qualité de l’accompagnement, lieu de résidence des personnes âgées, lisibilité, organisation et gouvernance du système…
Six mois ne seront pas de trop afin de définir une prise en charge efficace et équilibrée des personnes dépendantes, dans le respect de leur dignité. En effet, la CFDT revendique une prise en charge universelle de la perte de l’autonomie, c’est-à-dire sans limite d’âge. Cela suppose un regroupement des prestations attribuées aux personnes âgées et de celles dont bénéficient les personnes en situation de handicap.
Un tel scénario était envisagé par les pouvoirs publics en 2007, mais, devant le coût qu’il représente, il semble aujourd’hui mis de côté. Aujourd’hui, (l’Apa aide personnalisée d’autonomie) est réservée aux personnes de plus de 60 ans.

La perte d’autonomie, un risque finançable
Bien entendu, le coût de la dépendance sera le point névralgique du débat qui s’ouvre. Le ministre du Budget a estimé à 30 Md€ par an le besoin de financement de l’aide à l’autonomie. Les dépenses étaient de 22 Md€ en 2009. « Le défi financier est à relativiser, observe Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT chargée du dossier.
Même si cette somme évolue significativement, elle doit être comparée aux 261 Md€ versés en 2009 au titre des pensions de retraite. La perte d’autonomie est un risque finançable. » Cependant, à long terme, le véritable coût de la dépendance se révèle très délicat à estimer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’évolution du nombre d’individus concernés.
Actuellement, 1,1 million de personnes bénéficient de l’Apa, soit 6,7 % des 16,4 millions de personnes de plus de 60 ans. La proportion de personnes âgées en bonne santé continue de croître, mais le nombre de personnes

 

dépendantes augmente également avec la hausse de l’espérance de vie. Mais pour la CFDT, dans l’immédiat, il s’agit de trouver « un financement mutualisé, solidaire et pérenne ».
Qui plus est.le recul de l’âge du taux plein de 65 à 67 ans ou encore la restriction des conditions d’accès au minimum garanti dans les fonctions publiques pénalise particulièrement l’ensemble des femmes qui ont connu les parcours les plus précaires.

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Thème créé par Ulric SAÏZ