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Une enquête de la CFDT souligne, la dégradation des conditions de travail
Les professionnels de santé en mal de reconnaissance


Si le seul fait d’entrer à l’hôpital vous inquiète, alors l’enquête que vient de publier  la CFDT ne devrait pas contribuer à vous calmer. Le syndicat vient de communiquer les résultats d’une enquête nationale sur les conditions de travail dans la fonction publique hospitalière.
Elle sort  la veille des élections professionnelles qui se dérouleront le 20 octobre.

Les premiers résultats concernent la filière soignante. (NDLR : ceux concernant la filière médico-technique sont en cours de dépouillement). Des représentants dès centres hospitaliers d’Annecy, de Thonon-­les-Bains, de Bonneville et de Sallanches les exposaient hier matin. Or, ils révèlent une dégradation très nette des conditions de travail ainsi qu’un manque de concertation entre les cadres et le personnel.

Le secrétaire-adjoint, Paul Tedesco, de “Santé-Sociaux 74″ soulignait hier que des solutions existaient qui ne coûtaient rien, en dehors de la volonté de mieux communiquer. Une simple question de respect en quelque sorte dont semble cruellement souffrir le personnel soignant. Mais au delà de ce manque de considération générale, les problèmes varient d’un établissement à un autre. À l’hôpital d’Annecy par exemple, le syndicat évalue à 80 le nombre d’infirmières qui va manquer d’ici la fin de l’année. Le déficit serait particulièrement criant en cardio, en réanimation et au bloc opératoire.

Le parking serait aussi cause de grogne. Il manquerait encore 300 places. En ce qui concerne l’école d’infirmières, le syndicat propose de créer deux promotions supplémentaires. Aujourd’hui, seul un tiers des diplômés reste à Annecy.

Travaillez avec des plannings dégradés

Du côté d’Annemasse-Bonneville, on a fermé une quarantaine de lits depuis août et il manquerait 34 infirmières..« Les moyens se concentreraient uniquement dans les services rentables, quitte à en fermer d’autres tout aussi utiles mais moins performants financièrement. L’ouverture du nouvel l’hôpital de Findrol, en février 2012, inquiète aussi beaucoup les syndicats, cat le personnel ne connaît toujours pas sa pré-affectation. Le personnel travaille aussi, notamment dans les maisons de retraite avec des plannings dégradés. Avec des semaines mitées qui obligent les salariés à revenir au .dernier moment, sur leurs jours de congé. Des inquiétudes planent également sur la mise en place d’un réseau de transports publics autour de ce nouvel aménagement.

Du côté des hôpitaux du Pays de Mont-Blanc, il y a déjà 20 postes vacants le 20 septembre. Le turn-over est très important car le personnel fuirait, selon les syndicats, des conditions de travail, là encore, épuisantes ou dévalorisantes. Dans une maison de retraite, une infirmière devait acheter les doubles de clefs de l’établissement, avec son argent. Les syndicats fourmillent d’anecdotes aussi déconcertantes les unes que les autres. Que cette enquête met en relief.

Colette LANIER

Agnès ED, Paul Tedesco liked this post

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Thème créé par Ulric SAÏZ