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C.H.R.A. Mardi 28 juin 2011


Ce jour, dans l’article du Dauphiné Libéré, les syndicats alertent les usagers sur les difficultés inéluctables pour l’été.  Le Directeur concède « un contexte un peu plus tendu… ».

Sans doute pour détendre l’atmosphère, il nous propose le jeu des erreurs : Coté pile la circulaire du 24 juin récapitulant les 52 lits qui vont fermés/ coté face dans le journal : il n’y aura pas de fermeture de lits ?


 

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La Fédération santé-sociaux estime que les mesures prises à l'issue de la réforme des retraites et le nombre croissant de démissions risquent de comprimer dramatiquement les effectifs hospitaliers.


Il y a deux mois, la Fédération santé-sociaux dressait le constat alarmant de la dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux publics de l’Hexagone. La quasi-totalité des agents soignants qui ont répondu à sa vaste enquête 38 455 personnes précisément estime leur travail stressant.

Ils dénoncent le manque  d’effectifs, les rappels sur les jours de repos, le glissement progressif vers des taches administratives. Ils regrettent un manque criant de reconnaissance de leur dévouement et de leurs efforts. Les deux tiers d’entre eux demandent une réorganisation du travail.

Les raisons d’un afflux de départs. Déjà critique, la situation risque encore de se détériorer, devant l’afflux de départs qui s’annonce dans les services. La fédération avance plusieurs raisons qui expliquent cet exode. Aux départs en retraite prévisible s’ajoutent les dernières mesures prises parle gouvernement dans la réforme de novembre dernier.

« La suppression des avantages pour les parents de trois enfants précipite le départ de 530o agents, dont 1300 infirmières et 1200 agents de services hospitaliers dès le 1P1 juillet 2o11 », regrette Dominique Coiffard, secrétaire national de la fédération chargée du secteur public.

Deuxième explication :
les directeurs d’établissement prétextent le futur projet de loi sur les contractuels pour ne pas renouveler leurs contrats.
Ils anticipent un coût supérieur du
passage des CDD en CD! en raison des mesures de déroulement de carrière, explique Dominique Coiffard.
Les
contrats courts étaient souvent laissés en début de grille, les contrats à durée indéterminée vont permettre à ces personnels de bénéficier des mêmes conditions de carrière que les fonctionnaires.
Mais en ne gardant
pas ces CDD, les directeurs se tirent une balle dans le pied. Moins de personnel, c’est moins d’activité et moins de budget à l’arrivée.» La fédération constate également « un absentéisme grandissant et une augmentation significative des démissions. Ce dernier phénomène ne se rencontrait pas auparavant, en tout cas pas avec unetelle ampleur».

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À l'appel des huit syndicats de la fonction publique, une centaine de manifestations se sont déroulées dans toute la France, le 31 mai dernier, afin de dénoncer l'absence de toute politique salariale.


Pas de nouvelles négociations sur les salaires ni de remise en question du gel du point d’indice, mais il prétend souhaiter maintenir le dialogue avec les organisations syndicales. Le ministre du Budget et de la Fonction publique ,invité sur France Inter le matin du 31 mai, n’a pas fait dans la dentelle. Alors qu’une centaine de manifestations étaient organisées un peu partout dans l’Hexagone ce jour-là, François Baroin a décidé de fermer la porte à toute discussion dès la première heure. « Il y a une forme de mépris dans cette manière de faire, souligne Brigitte Jumel, secrétaire générale de l’Uffa-CFDT. À croire qu’il y a un vrai tabou à parler de politique salariale dans la fonction publique.»

Pas le moindre signe d’ouverture…

À Paris, les huit organisations syndicales qui appelaient à se rassembler devant le ministère des Finances (CFDT, CGT, FO, FS U, Unsa, Solidaires, CFTC et CGC) ont finalement été reçues pendant une heure par Vincent Soetemont, directeur de cabinet adjoint du ministre, qui n’a pu que répéter les propos de son “patron “.

« Nous n’avons reçu aucun signe d’ouverture, résume crûment Brigitte Jumel à la sortie de cette rencontre. Alors que nous réclamions tous la tenue d’une véritable négociation salariale, le cabinet du ministre est resté inflexible. Cette attitude ne se révèle vraiment pas digne d’un employeur » Pour la deuxième année de suite, le gouvernement persiste donc dans sa volonté de geler le point d’indice —qui sert de référence au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de salariés. Une mesure particulièrement contradictoire avec les propos du président de la République concernant le pouvoir d’achat. « Nous sommes conscients qu’il y a un problème de déficit public, souligne Brigitte Jumel. Mais ce n’est pas aux fonctionnaires de régler les problèmes budgétaires de notre pays. L’État doit se comporter en véritable employeur, en construisant avec es organisations syndicales une politique salariale cohérente et sur le long terme. »

Si des discussions ne s’engagent pas rapidement dans ce sens, le dossier risque fort de s’enliser. Le prochain rendez-vous de négociation salariale, prévu au printemps 2012, en pleine campagne électorale, ne sera certainement pas propice à une réflexion sereine sur le sujet. « Les personnels ne souhaitent pas un cadeau de la part de tel ou tel candidat à la présidentielle, prévient d’emblée Brigitte Jumel. Ce qu’ils veulent, c’est de la cohérence, comme on est en droit de  l’attendre de n’importe quel employeur conscient de ses responsabilités ! »

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Premiers résultats de l'enquête de la CFDT Cadres


La CFDT cadres a piloté de mai à septembre, avec la collaboration de l’Uffa, une enquête auprès des cadres et des personnels exerçant des missions d’encadrement dans la Fonction publique : État, Territoriale et Hospitalière. Une initiative qui entre en résonnance avec notre Résolution fédéra­le… Les résultats présentés ici dressent un premier état des lieux.

Le but de l’enquête de la CFDT Cadres (un questionnaire en ligne), était de l’impact des réorganisations, restructurations et/ou fusions sur le management, le contenu du métier et son évolution, les relations professionnelles, la perception de l’avenir.
Cette action prend toute sa place dans l’application de la Résolution du congrès de la CFDT santé sociaux de mai 2009 et la thématique des identités professionnelles qu’elle y a développé.

 

Une grande majorité des réponses proviennent de la FPH
Bien que la Fédération ait souhaité étendre l’enquête à tout son champ d’action (public, associatif, lucratif et libéral), ce sont essentiellement les agents de la Fonction publique hospitalière (95 %), exerçant dans un établissement sanitaire (78 %) qui ont répondu. La moitié sont des soignants, 37 % des cadres administratifs, 7 % des cadres techniques et 6 % des cadres éducatifs. 60 des répondants travaillent dans des établissements de plus de 1 000 salariés. Une première lecture montre que 40 des cadres ont en charge des équipes de plus de 50 personnes. Par contre, les cadres « experts » sont minoritaires (8 %).
Quatre domaines ont été explorés : le travail, l’environnement de travail, le management et la réforme.
La grande majorité des répondants dit avoir reçu les formations nécessaires pour assumer ses fonctions d’encadrement, mais cela s’explique par la forte proportion de cadres soignants qui a répondu et ne met pas en lumière le défaut de formation décrit par ailleurs, sur les autres filières, administrative et technique notamment.

Formation et environnement de travail Cependant, pour les personnes interrogées, même quand la formation existe, son contenu doit s’adapter aux évolutions du métier et être plus conséquente en termes de gestion du personnel et de management. L’apprentissage se fait « sur le tas » ou est complété par un Master en management, qui n’est ni reconnu, ni valorisé.

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Communiqué n° 82 du 7 juin 2011


Les résultats de l’enquête Conditions de travail dans les établissements publics réalisée par la CFDT Santé-Sociaux, diffusés depuis le début du mois de mai, illustrent de façon générale une forte dégradation des conditions de travail. 93 % des agents trouvent leur travail stressant, 67 % demandent une réorganisation et 83 % ne se sentent pas reconnus.
La CFDT Santé-Sociaux est, dans ce contexte, extrêmement inquiète des mesures récentes prises par le ministère de la Santé, qui poussent notamment les personnels à partir. Le manque d’information sur le passage des infirmiers en catégorie A et la mesure concernant les personnels « parents de 3 enfants » de la réforme des retraites vont accentuer gravement la dégradation des conditions de travail.

La mesure « parents de 3 enfants » représente pour la Fonction publique hospitalière le départ de 5 300 agents, dont 1 300 infirmiers et 1 200 agents de services hospitaliers. Cela augmente d’autant le nombre des départs à la retraite « ordinaires ».

A ce phénomène s’ajoutent les non-renouvellements de contrats. En effet, le futur projet de loi concernant les contractuels dans la fonction publique aura un coût supplémentaire pour les établissements hospitaliers. D’ores et déjà, des directeurs d’établissements se séparent de certains de leurs contractuels de longue durée.

Le manque d’anticipation flagrant des pouvoirs publics montre une fois de plus le désintérêt qu’ils portent aux personnels hospitaliers et à la qualité des soins.
L’absentéisme est grandissant, la pénurie de certaines professions augmente, l’augmentation des démissions est significative…

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Les professionnels de l’hôpital ont répondu nombreux à l’enquête CFDT santé sociaux sur les conditions de travail. À la question, comment envisagez vous votre avenir professionnel : 27% souhaitent bénéficier d’une promotion professionnelle, 20 % ont envie de changer de service et 16% envisagent de se reconvertiret de changer de métier. Le manque de reconnaissance et le mal-être au travail sont très ouvertement dénoncés par les professionnels. L’intensification du travail nécessite une adaptation constante. Pour la CFDT santé sociaux, la formation des agents participe à l’amélioration desconditions de travail.

La CFDT santé sociaux dénonce

La CFDT santé sociaux dénonce les difficultés croissantes deprise en charge des études promotionnelles dans les établissements. Par manque de financement, l’accès aux préparations des concours d’entrée en écoles professionnelles est refusé à de nombreux agents, bien qu’ils aient été reçus aux concours. Cela est d’autant plus préjudiciable que la pénurie de professionnels, en particulier infirmiers, est deplus en plus prégnante dans certaines régions. Cette situation est renforcée par les difficultés financières des établissements qui utilisent la formation comme variable d’ajustement de leurs crédits de personnel. Pour la CFDT santé sociaux, le Congé de formation professionnelle (CFP) doit gardersa mission : permettre de changer de métier plutôt que de financer des études correspondant aux besoins des établissements.

Les revendications CFDT santé sociaux

  • L’accès à la formation pour tous.
  • Favoriser l’acquisition d’une qualification pour les agents sans diplôme.
  • Faciliter l’insertion et la réinsertion par la formation professionnelle.
  • Prise en charge, sur le temps de travail, à 100 % des préparations aux concours.
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Thème créé par Ulric SAÏZ